Le voila qui se dresse devant moi Grand et sombre, petit et massif Je le regarde, grand de mon ame Je le regarde fier de ma vie J'empoigne ma ceinture, la ou brille ma foi J'empoigne mon arme qui va le briser Ma main s'empresse vers l'épée du crime L'épée qui défoncera le crane de l'injustice L'épée qui fera suffoquer la haine noire Je m'avance vers cet etre, vif et sombre Ses yeux me penetrant instinctivement, me percant Ses griffes m'envahissant, devorant la chair de mon esprit Ses paroles jouant de mon coeur, jouant de mes origines Je m'enfonce dans la mort, mon coeur s'emplit de rien Il envahit ma force, il dechire ma certitude Mes mains sont lasses, mon coeur s'etouffe Mes yeux tombent, mes yeux brillent, mes yeux pleurent La mort aurait-elle vaincu les vaincus? Tellement de territoires perdus, tellement de temps disparus Tout ce temps a comprendre, a pleurer, a prier Disparait dans un desespoir esperant le noir Disparait dans cet etre noir, noir comme une nuit abyssale Mais... Mais.... Et Voila, je me leve, la lumiere surgit, et voila Je saute, je cris, je fend sur l'ennemis de ma lame brandit Voila je dechire son coeur, embrasse sa gorge égorgée Je devore chaque battement de son coeur mourrant, saignant, pissant Voila, la bete s'effondre, voila, moi bete, je lui cris "Tu as voulu jouer avec plus fort que toi, tu ne maitrise RIEN tu ne sais pas ce que je suis, tu n'as aucune idées de ma grandeur Ne joue jamais un jeu que tu ne peux pas terminer Ne joue jamais un jeu lorsque tu crois gagner trop facilement Ne joue plus jamais, plus jamais avec moi" L'épée tombat d'un coup rapide, la bete rend la mort. Je soupire enfin d'un soupir heureux "Tu ne me connais pas, crois-moi"