31 mai 2004:

 

Échinacée

Alors que le vent me trimbale, sous une brise exotique
dans les dédales merveilleux des yeux de cette beauté d'été
Je surprend le Soleil s'éveiller, dans ses iris angéliques
Mon Coeur chaviré, doucement dans le puit de l'Amour: Tomber.

Sous mes pieds, les feuilles violacées, par nos pieds enchantées.
Son souffle, gorgée de miel pur, sous les ailes de Gabriel m'amène
Puis ses soupirs, rempli de chair nues, sur ma nuque crue: ennivrée.
Mes baisers, fous d'Amour, sa poitrine, nos corps en chaleur, embrasés.

Puis l'Éveil : sous ce ciel bleu azur, comme notre amour: Pur havre.
Je cherche mon souffle, en vain, volé par nos bras qui s'entrelasses
Parfum de rose comme repas, le soleil de minuit n'étant pas lasse
Elle se passionne de mon corps, rude, contre son dos d'un beauté suave.

La peur monte, mon coeur, ce moment, la fin!
Dois-je être effrayer, ou profiter de ce moment en vain?
Enfin, je marcherai, et que la lumière guide mon chemin.
Peu importe demain, si loin, mes mains, ses mains : Le destin.