Elle s'assoit alors sur cette grassette fleur Frappée de frayeur par cet instant de peur Elle qui rit en vain toutes les fois de ces larmes de joie Ne percois pas le pourquoi des lames de ceux qui s'hara-kiri Elle qui chante pleinement dans ces champs, la beauté du temps S'engouffre sous les cris violents du sang de ces innocents enfants Alors que la lourde mort tombe, sur ces tombes de sable Voila que s'attable, l'homme de Notre-Dame et ses infâmes fables Donc, elle secoue la tête, comme dévastée par la douleur Qui pourtant, capitalise notre raison, achète notre coeur Le mal devient en vain, le char Panther de nos malheurs C'en est trop: petite fée s'assoit et pleure Parce qu'elle vivait des sourires secrets qui délirent sous leur rires mais qui sont morts comme une bombe sur un enfant martyr Parce qu'elle respirait l'amour qui frappe notre oeil par le levée du jour mais qui un jour s'envolat d'un seul jet, par le contrôle de ces tours Parce qu'elle n'a plus de raisons, d'être ce qu'elle est car jamais elle ne hait ou ne met de harnais Parce qu'il fera beau demain, après cette troisième et dernière heure C'en est tout: Petite fée se couche et meurt. 21 mars 2003