Complexe. Si tu lis cette lettre, c'est que j'ai du m'absenterun peu avant que t'arrives mais j'pouvais pas rester,Montréal attendaitQue faire? je sais plus par ou commencerJ’avais plein de choses a dire, mais pour écrire j'suis bloquéMais j'vais m'lancer, tu sais : « J’comprends maintenant pourquoi mes rêves sont plus les mêmesDepuis qu’j’me suis délaissé de mon ancienne reine souveraineJ’crache du sang à chaque instants, j’respire de la cendreJ’pleure tout le temps en voyant s’effondrer un royaume si tendre. Mais l’amour c’est pas toujours comme on veutC’est souvent comme on peut.Et j’ai fait c’que j’ai pu pour m’abreuvoir à tes lèvres sans mourir de soifMais j’me suis noyé, à la place, avec mes mains berçants dans l’océan de ta coiffe. J’regarde vainement les lendemains, comme s’ils étaient déjà passésM’disant qu’une journée de plus, c’est comme un mauvais film qu’on regarde le soir.,En se disant, assis à coté d’un ange, que toutes ces heures ont veut les ravoirPour être capable enfin d’les repassées vraiment collées, contre l’être Adoré. Mais J’regarde les jours qui passent, et c’est qu’une suite de mauvais films.Noirs comme les idées tournant alentour de c’qui me reste de cohérenceMais j’regarde les mois qui passent et ça recule bien plus qu’ça avanceEt j’commence à me demander si devant l’Seigneur noir , j’devrais pas courber l’échine. J’relis encore l’poème « Simple », que tu m’as écris trois soirs après l’Drame, Et, tu peux rire si ca t’dis, mais j’en ai encore très mal à l’âme.J’regarde les photos couchées sur mon bureau, comme un tueur silencieux, Qu’y attend juste que j’le regarde, pour m’faire réaliser à quel point j’tait amoureux. C’est si dommage d’voir s’envolés, comme les feuilles par un ciel gris d’automne,Tout tes si doux parfums, ton si beaux corps, pour une raison si conneC’est comme vivre sans respirer : Ca vaut vraiment pas la peine de continuerC’est comme tomber dans l’eau sans savoir nager, Dans l’océan de ma peine, j’suis en train d’me noyer. Mais j’suis juste un homme, malgré c’que j’aurais pu être dans tes bras.Mon cœur se frappe souvent contre l’écueil, et se fait facilement éventrer.Montréal-Québec, c’est peut-être pas grand comme l’océan, mais ça reste la mère a boireParce qu’à chaque jours tu gardes espoir d’enfin la revoir, dans quatorze soirsParce qu’à chaque jours t’espère enfin toujours l’avoir, mais tu te rends compte que peu à peu… Ton cœur s’rempli de noir. » II va te falloir beaucoup d'audace,Pas mal de courage,Pour éviter les crassesSemées par ton entourage.Et si un jour t'es vraiment mal barréeY’a toujours une personne a qui tu peux penserEt, Claudia, ça tu le sais
J’suis désolé, mais c’est pas si simple, le sang dans un cœur, ça sort, ça rentre… c’est trop complexe.