La rencontre
filante
Ce baume
pourpre sur ses paupières,
pulpeuse
poussière qui m'empoisonne,
sous ses
sourires cornus et ses iris orifères,
Mon coeur se
fendra-t-il où le désir foisonne?
Ces courbes
qui s'éclairent, un doux champ de lys,
qui me découd
sans peine, créature de vice.
J'épouserais
tantôt, tes tempes intempestives,
Si seulement
l'Amour subsistait sans récidive.
Jeune démone,
parfum Maldives,
qui parcourt
mes neurones remplient de givre,
Si je gît sur
toi, injuste que je suis, serais-je assouvi?
Je ne crains
guère, car je suis celui d'une autre en vie.
Fantasme qui
danse, en mes sens arrosés,
contre tes
papilles rosées, qui m'émoustillent,
Tu m'émeus à
mouvoir sans peines des années,
Des mémoires
d'amour, et de pupilles qui scintillent.
La chance
passe, et la nuit s'écourte,
un départ sans
faim, sur les rives du remord,
Je te quitte
enfin, car mes envies me coûtent,
J'irai coller
mon âme, où j'en ai perdu le Nord.