Déclin
Priapées qui m'envahissent, désir insouciant,
ses iris orangés sous ce soleil solide!
Prix à payer, je suis un triste survivant,
Saisir ses envies ne crée qu'une mélancolie liquide.
Mes saisons passent dans une famine indigne,
mets sans sel, ces heures sont si malines.
Cette floraison tardive de juin, tristes sirènes,
votre chant ne suffit plus, être dévasté sans veines.
Sa cyprine si douce qui en mes sens s'immisce,
subtile délice sans pareil.
Suffit-il aux anges de naître dans un panier d'oseille?
Peu importe,c'est un véritable solstice.
Ces délires délabrant, ces descentes indécentes
sans lendemain, nos vies ne sont qu'inconscientes,
qui palpitent sans papillons, naviguent sans vaisseau...
Et qui Hélas! rejoignent les abîmes dans la tempête, sans faisceau!
Mon corps est un pays en guerre,
qui s'étale sans cesse sur ses champs de bataille,
Mon âme, être sans plus, survivant sans civière,
Mon coeur, ma belle, pourtant pour toi, reste un héros sans faille.
Seul, debout, s'épatant à la beauté d'un solstice,
Seul, debout, s'épatant à la beauté d'un solstice.