lundi, juin 23, 2008

J'aime le Québec parce que...
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En page A-8 de La Presse du 23 juin 2008, vous pouvez lire dans un article de Patrick Lagacé au titre "J'aime le Québec parce que...", le texte suivant:

"Redsaber cite Dédé Fortin:
J'y'ai jamais dit je t'aime tout court. J'ajoute toujours quequ'chose après. C'comme ça qu'on voit si on est en amour. "Je t'aime beaucoup", ça fait moins vrai. "

Hey oui, c'est effectivement moi, du moins... mon alter ego !

EDIT: Vous pouvez consulter une version électronique de l'article en cliquant ICI.

Devenir homme, c'est tomber de haut.
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L'alouette en colère (de Félix Leclerc)
(sachez qu'il a écrit ce poème en réponse à la crise d'octobre 1970 avec le FLQ)

J'ai un fils enragé
Qui ne croit ni à dieu
Ni à diable, ni à moi

J'ai un fils ecrasé
Par les temples à finances
Où il ne peut entrer
Et par ceux des paroles
D'où il ne peut sortir

J'ai un fils dépouillé
Comme le fût son père
Porteur d'eau, scieur de bois
Locataire et chômeur
Dans son propre pays

Il ne lui reste plus
Qu'la belle vue sur le fleuve
Et sa langue maternelle
Qu'on ne reconnaît pas

J'ai un fils révolté
Un fils humilié
J'ai un fils qui demain
Sera un assassin

Alors moi j'ai eu peur
Et j'ai crié à l'aide
Au secours, quelqu'un

Le gros voisin d'en face
Est accouru armé
Grossier, étranger
Pour abattre mon fils
Une bonne fois pour toutes
Et lui casser les reins
Et le dos et la tête
Et le bec, et les ailes
Alouette, ah!

Mon fils est en prison
Et moi je sens en moi
Dans le tréfonds de moi
Malgré moi, malgré moi
Pour la première fois
Malgré moi, malgré moi
Entre la chair et l'os
S'installer... la colère.



mon poème en réponse: Enragée

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Pensées des derniers jours:

"L'indépendance, c'est comme un pont : avant, personne n'en veut, après, tout le monde le prend."
- Félix Leclerc

Musique: " La Russe " - de Malajube et Loco Locass

samedi, juin 07, 2008

You don't need to win anyways.
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Cas de lit


Mon gris crâne se craque,
ma jeune jugulaire se gonfle,
mauvais sang, sous ce soleil orangé qui ronfle,
conjonctives rosées qui se noient... tic-tac, tic-tac.

Ces moments distincts de joie distante,
des années de disettes sans sourire.
Naviguants dans ces vallées d'envies, victimes vivantes,
nos aortes pourpres se gonflent... et c'est le délire.

Quête infinie vers la jolie Jolla,
entre rhododendrons innocents inconnus,
puis palpitants paresseux pandas,
une gracieuse matinée chez Morphée... sans plus.

Nos rires, comme des gamins dans ces lits inventés,
et ton visage gris en ce vendredi de nuages noirs oragés.

Ta joie éclatée par ces cumolo-nimbus, ce fut une descente sans refrain.
Pour la revivre, j'embrasserai la déchéance sur la main.
Sur ta main.

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Pensées des derniers jours:

" Choice, the problem is choice. "
- Neo

Musique: " Viva La Vida " - de Coldplay