jeudi, avril 17, 2008

Là où y'a de l'homme, y'a de l'hommerie.
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hommerie n. f.

Définition :Bassesse, corruption de l'homme; ses manifestations.


Soyons honnêtes: Il y a des choses qui vont terriblement mal dans notre pays.

Depuis maintenant 30 ans, le Québec tourne lentement... très lentement. Un marathonien n'ayant pas pratiqué suffisament, je suppose.

Nos déchirures constantes, les cochonneries sales qui se passent dans le noir des différents partis politiques. Depuis que le Québec veut son indépendance, tout le monde attends la conclusion de la série... Un peu comme les canadiens en séries.

Cependant, le Québec refuse de perdre. Il se borne à vivre libre ou à mourir. C'est terriblement poétique comme situation, mais magnifiquement triste également.

Il faut cesser de faire du déni. Il faut cesser de vivre la tête dans le sable et choisir de ne pas écouter la voix des gens, celle de l'ADQ ou celle du PLQ. Il faut également être intellectuellement honnête: Le Québec sera un pays un jour.

Mais ceci ne doit pas se faire au détriment de l'avancement économique, au détriment de l'avancement social et culturel, au détriment de l'avancement diplomatique. Il faut cesser de retenir le Québec dans son élan à des fins purement électoralistes. Le Québec doit se positionner réellement, changer sa culture politique. Si l'ADQ et le PLQ sont aussi importants en ce moment, il faut savoir écouter pourquoi.

L'avenir du Québec est dans l'indépendance. Il faut cesser de simplement survivre, de s'obtiner à Montréal sur "qui va rendre Montréal propre", ou encore à Québec sur "Est-ce qu'on donne un doctorat honorifique à Bill Gates et Oprah Winfrey?". Il faut cesser de gaspiller 300 millions pour une administration du 400ème de Québec complétement corrompue et déconnectée. Il faut cesser d'accepter l'arrivée du privé en santé. Il faut cesser d'accepter que nos diplômes perdent de plus en plus de valeur pendant que notre gouvernement nous utilise comme cobayes pour des réformes dégueulasses en éducation qui détruisent littéralement le potentiel d'une génération.

Il faut parler des projets tels que le projet du Cirque du Soleil à Montréal, de 2 milliards. Il faut parler des nouvelles sources d'énergies potentielles d'Hydro-Québec, des moyens d'amener Québec comme une nation d'avenir.

Mais la réalité est qu'il y a des choses qui vont terriblement mal dans notre pays. La seule manière est de s'unir, peu importe l'idéal politique, la couleur et la langue, de se donner rendez-vous et surtout de s'accepter comme nous sommes, dans toutes nos différences, nos idéaux et notre grandeur...

Québécois.

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Pensées des derniers jours:


" Il faut anéantir le dogme "
- Vulgaires machins


Musique : " Spleen et Montréal " - de Loco Locass

jeudi, avril 10, 2008

C'EST ASSEZ!... Autrement connu sous le nom de pétage de coche.
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Ma plainte contre La Presse.

Bonjour à tous, j'aimerais bien vous mettre en contexte, mais le récit est un peu fastidieux, je vais donc immédiatement vous coller le texte que j'ai soumis comme plainte au Conseil de Presse du Québec:

EDIT 1) VOIR LA RÉPONSE DE LA PRESSE PLUS BAS

EDIT 2) VOIR MA RÉPONSE À LA PRESSE PLUS BAS

pour intervenir sur le sujet, je vous invite à visiter l'enfilade sur le site de Loco Locass:

http://www.locolocass.net/locoforum/viewforum.php?f=15

EDIT 3) VICTOIRE! La Presse décide de retirer le sondage de sa page web! VOIR PLUS BAS

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3- EXPRIMEZ VOS MOTIFS DE PLAINTE
Exprimez vos motifs de plainte (par exemple, information inexacte ouincomplète, sensationnalisme, partialité de l’information, manque d’équilibre,propos discriminatoires, etc.) - Consultez la section Droits et responsabilités de la presse.


Bonjour,

Mon nom est Luc Lefebvre, étudiant en communication publique à l'Université Laval et entrepreneur.

Aujourd'hui même, sur le site Cyberpresse, l'équipe de La Presse a décidée de mettre en ligne un sondage qui va comme suit:

"Quel sujet de conversation vous tombe le plus sur les nerfs?"

Les choix de réponses sont les suivants:

- Le séparatisme
- Le hockey
- La météo
- Le mauvais voisinage

Je suis COMPLÉTEMENT outré par rapport à ce choix de réponse et ceci n'est pas la première fois que ce journal fait de tels sondages complètement péjoratifs et qui vont absolument à l'encontre de tout le désir de tendre le plus vers l'objectivité possible.

Il est totalement inacceptable qu'un journal n'offre que "le séparatisme" et non "le fédéralisme" comme choix de réponse, en plus d'utiliser un terme TRÈS TRÈS péjoratif tel que "séparatisme" et non "indépendantisme" ou "souverainisme".

Jusqu'où les journaux pourront-ils pousser avant que les choses changent dans le milieu journalistique au Québec?

Expliquez les faits soutenant votre plainte :

J'aborde ce problème de la même manière que les tribunaux abordent le problème du piratage.

De récentes décisions aux États-Unis et au Canada ont décrétées qu'il serait éventuellement possible de pouvoir le fournisseur d'accès internet (FAI ou ISP) pour la manière dont la bande passante est utilisée par ses clients. De la même manière qu'un hébergeur est directement responsable du contenu qui est publié par son service d'hébergement. En ce sens, un hébergeur n'acceptera pas d'héberger des sites pédophiles ou à connotations négatives sur ses serveurs.

En suivant cette logique, Cyberpresse est DIRECTEMENT RESPONSABLE des questions publiées sur son site web et en ce sens, elle attaque VOLONTAIREMENT le principe de l'objectivité journalistique. L'équipe de La Presse a décidé de volontairement publier ce sondage, en choisissant cette question et ce choix de réponse. La question ne s'est pas retrouvée là "par magie". Des gens à La Presse ont fait le choix de l'afficher ainsi.

Or, La Presse n'est pas un "blogue" ou un "éditorial" ou une "chronique". C'est un journal en part entière. Bien qu'il y est des "lignes journalistiques tacites" à suivre dans différents journaux, le but est tout de même de tendre le plus vers l'objectivité. Cependant, ce sondage vient DIRECTEMENT attaquer ce principe journalistique.

Comment pouvons-nous, en tant que journalistes ou futurs journalistes ou même simples citoyens, dorénavant croire ou accepter l'information qui sera publiée dans La Presse au niveau de la politique nationale? Pouvons-nous nous assurer que cette information, que ce soit des sondages ou de simples articles d'informations, ne sera pas réellement minée et salie par des objectifs sales de l'équipe de rédaction?

Ceci est une attaque grave contre l'idéal journalistique québécois. Une telle position ne peut qu'entraîner des réactions lourdes et dures par rapport à ce journal et à la situation de la politique au Québec. Par son sondage, La Presse n'offre pas une vision élargie et objective de la population québécoise, mais prend plutôt position en attaquant une bonne partie de celle-ci. Ce sondage n'est pas là pour prendre les réactions des gens, mais plutôt pour les faire réagir.

En ce sens, je crois que ma plainte est fondée, je crois qu'il s'agit d'un pas de trop sur un chemin qui est de plus en plus emprunté par divers quotidiens québécois et je crois que ce pas mérite d'être puni.

J'aimerais terminer sur la réflexion suivante: les blogues prennent de plus en plus d'ampleur au Québec... pourquoi? Le milieu journalistique est-il à ce point arrogant et égocentrique qu'il ne réalise pas le fait que la population a soif d'objectivité et de propos intelligibles? En suivant la logique utilisée depuis quelques années par les grands quotidiens québécois, ce phénomène ne fera que prendre de l'ampleur et ultimement, si le milieu journalistique veut réellement empêcher une grande crise de prendre place en ses rangs, il serait temps qu'un grand nettoyage s'impose.

La Presse doit être punie pour ce pas de trop et c'est pourquoi je dépose une plainte en ce qui concerne le sondage publié le 10 avril 2008 sur son site web par son équipe. Ce sondage est teinté de politique sale et n'a rien d'objectif.

Voici un aperçu du sondage:


Quel sujet de conversation vous tombe le plus sur les nerfs?






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Plusieurs problèmes font surfaces lorsqu'un quotidien québécois décide de prendre une telle décision aussi sale.

Tout d'abord, les choix n'ont aucun lien entre eux, on offre également des choix limités en n'offrant pas de voter "aucune de ces réponses" ou encore en n’offrant pas l'opposé de chacun de ces choix.

Premièrement, il faut également comprendre l'origine du mot "séparatiste" et comprendre à quel point celui-ci possède une connotation très négative. En ce sens, avez-vous déjà vu un quotidien québécois traiter les gens qui sont fédéralistes de "loyalistes" ? Non, car ça serait une attaque à leur intégrité intellectuelle.

La raison pour laquelle les gens qui sont contre l'indépendance du Québec sont appelés "fédéralistes" est très simple : il s'agit d'un terme objectif qui signale de leur position favorable envers le "fédéralisme" canadien. La fédération est un type d'organisation du pouvoir gouvernemental. Il y existe également la confédération, qui va dans un autre ordre d'idée. Mais dans tous les cas, il ne s'agit pas de mots qui sont péjoratifs, ni d'insultes, et ce terme est utilisé par les 2 partis (pour ou contre) sans problème.

Dans la même logique d'idée, les indépendantistes/souverainistes québécois pourraient jouer la même "game" que La Presse et décider, communément, d'appeler les "fédéralistes" des "loyalistes" ou des "impérialistes", dans le but de faire référence à la couronne Anglaise et aux noms donnés à l'époque de la guerre d'indépendance Américaine à ceux qui étaient loyaux à l'Angleterre.

Mais, ils ne le font pas.

Cependant, La Presse a délibérément décidé d'utiliser le terme "séparatiste", un terme super péjoratif et très négatif en communication, qui fait appel à la mauvaise idée de vouloir "briser" quelque chose, de vouloir "casser" une entité. Cependant, de manière logique et intellectuellement honnête, si on prend la manière d'approcher le terme "fédéraliste" en fonction du désir de gouvernance désirée par ces individus, il serait simplement normal d'appeler les gens qui demandent la souveraineté du Québec comme des "souverainistes" ou des "indépendantistes", qui demande l'indépendance.

Les problèmes qui font surfaces sont donc de l'ordre de l'objectivité des milieux journalistiques. Ceux-ci tentent-ils vraiment de tendre vers l'objectivité? Jouent-ils avec l'intelligence des gens? Tentent-ils de modifier l'opinion publique et de la créer plutôt que de la rapporter? Ont-ils des agendas cachés?

Au Québec, la situation journalistique est plutôt triste.

D'un côté, nous avons le quotidien La Presse, qui n'a absolument rien d'un journal réel. Super subjective et terriblement biaisée, La Presse n'a rien de proche avec ce qu'on appelle objectivement "La Presse" à un niveau journalistique.

Restant au côté de Gesca, il y a également "Le Soleil" dans la région de la capitale nationale qui n'a absolument rien à voir avec "Le Soleil". Ce quotidien est tombé dans "L'ombre" depuis la décision de standardiser ses quotidiens par Gesca. Évidemment, "Le Soleil" n'est qu'une autre victime de la "montréalisation" de l'information au Québec. En tant que Montréalais de naissance et de coeur, je crois détenir la permission d'être absolument attristé par une telle situation.

De l'autre côté, le fameux "Le Devoir" n'a plus rien d'un "Devoir". Celui-ci devrait plutôt être renommé en "Le Fardeau", par son inaction et par sa lourdeur. Face à une lente extinction de ce grand quotidien, je me vois dans l'obligation de demander: "Le Devoir résistera-t-il à la disparition des Baby Boomers?"... Malheureusement, j'en doute.

La situation journalistique québécoise (et globale) est terrible.
Soyons clairs, je ne demande pas de transformer tous les quotidiens québécois en un affreux refuge d"indépendantistes". Je demande seulement aux journalistes et aux quotidiens québécois de faire leur travail. Leur travail est de rapporter les faits, pas de les manipuler, ni de les créer.

Cependant, je garde le sourire, je crois que l'avenir est à nos portes. S'il faut que la révolution se fasse par l'internet, alors ainsi soit-il. Une chose est sûre, j'en ferai partie. Si les blogues deviennent maintenant LA référence en tant que journalisme de qualité, où sommes-nous rendus? Qu'avons-nous fait tout ce temps pour en arriver là?

J'aimerais terminer sur une phrase d'Al Gore, concernant la terrible situation du système global:
"Junkies find veins in their toes when the ones in their arms, in their legs collapse. "

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EDIT 1) RÉPONSE DE LA PRESSE À MON COURRIEL:

Bonjour Monsieur Lefebvre,

Nous vous remercions d'avoir pris le temps de nous écrire.

Les choix de réponses de notre « Question du jour » ont été inspirés par les choix de réponses du sondage réalisés par Angus Reid*. Nous vous invitons à lire l’article sur ce sujet en cliquant sur la question affichée dans notre « Question du jour » ou en cliquant ici :
http://www.cyberpresse.ca/article/20080410/CPACTUEL/804100632/6782/CPACTUALITES

Voici une partie du texte de l’article : Chez les moins zen, la conversation sur le séparatisme québécois est celle qui irrite le plus au Québec (23%).

Nous sommes sincèrement désolés de l’insatisfaction que cela peut vous causer et vous remercions de votre compréhension.

* Le sondage a été réalisé les 31 mars et 1er avril, auprès de 1005 Canadiens (marge d'erreur: 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20).


Salutations cordiales,

Annie
Pour l’équipe de Cyberpresse
http://www.cyberpresse.ca/

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EDIT 2) MA RÉPONSE À LA PRESSE:

Bonjour Annie,

J'aimerais en savoir plus sur l'origine de cette "inspiration" ?

En ce sens, en suivant le lien que vous m'avez procuré, on arrive effectivement à un article faisant état de ce qui "irrite" le plus les Canadiens et les Québécois.

CEPENDANT, et ce "cependant" est très important, ces sujets sont divisés en plusieurs thèmes:

Chez les moins zen, 1) Le séparatisme Québécois 2) La politique Américaine 3) La religion
Dans le quotidien: 1) Les voisins bruyants

Le hockey et la météo n'arrive nul part dans l'article. Donc ceux-ci on été "inventés" par quelqu'un de l'équipe de La Presse. Ce qui indique donc une assez importante subjectivité (voire choisir ce que l'on affiche et ce que l'on décide d'éliminer ou d'inventer).

Je reviens donc à ma question d'origine: Qui est derrière cette "inspiration" ? Car clairement, si La Presse voulait démontrer une objectivité, elle aurait mis à égalité les sujets provenant d'un même thème, ou aurait simplement tout choisi les thèmes provenant de l'étude. Ce n'est malheureusement pas ce qui a été fait, ce qui signifie donc qu'un "triage" a été fait et qu'ultimement, une "décision" a été prise sur cette "inspiration".

De plus, j'aimerais souligner qu'il s'agit ici d'un semblant de "sondage", et non d'une chronique ou d'un éditorial. Je trouve donc cela terriblement dommage que La Presse s'offre de prendre position dans un sondage. Également, il serait de la moindre des choses d'offrir les choix opposés à ceux présenter ou simplement "aucune de ses réponses".

J'aimerais également savoir, pourquoi le choix du mot "séparatiste" et non "indépendantiste" ou "souverainiste" ?

De plus, pourquoi La Presse a-t-elle décidée de changer sa question de sondage, tout en gardant les résultats préalable qui proviennent d'une autre question ?

Pour votre information, je copie ce courriel au Conseil de Presse du Québec.

Je vous remercie grandement pour votre temps.

Bonne journée,

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EDIT 3) VICTOIRE!

La presse retire le sondage de son site web! Je n'ai pas reçu de nouvelles de son équipe de rédaction, cependant on peut constater qu'à 17:00, le sondage n'était plus affiché sur le site web!





Cependant, nul besoin de se réjouir, il ne s'agit que d'une bataille. Ma plainte contre La Presse au Conseil de Presse doit faire son chemin et je ne compte pas tenir ce sujet mort et enterré.

Un problème grave existe au Québec au niveau de la presse écrite et des journalistes et il est grand temps de le régler et d'aller au fond des choses. Au moins, on a pas gagné la guerre encore, mais au moins une petite bataille!

Félicitations à tout ceux qui ont fait part de leur opinion également à La Presse et au Conseil de Presse du Québec, c'est un magnifique travail de citoyen, quelque soit votre opinion politique, cela importe peu en journalisme!

Bravo!

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Je vous tiens au courant des développements futurs!

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Pensées des derniers jours:


"Objectivité ne signifie pas impartialité mais universalité."

- Raymond Aron

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Musique: " Le Compteur " - de Karkwa