mardi, mars 20, 2007

It's not the wings that make the Angel.
================================================

Galarneau s'éclate et doucement éclaire cette Ville-Marie, dont le coeur s'affaire à palpiter chaudement.

Une journée subite en marge de ce Mars plutôt lourdeau. Joues rosées qui s'épatent et s'étiolent sur mon visage déglacé: je me découds.

Ces instants tannés d'oublis, véritables nains face au néant de nos vies d'hommes, il s'agit de ces moments dont se nourrissent les grands, les combats épiques et les référendums gagnants.

Sous cette voûte germe des idées élysées, des amours troubadours et des idéaux décidés. Ne fut-il que d'un seul sourire hors de son fourreau, et l'astre éclaire nos jardins enneigés, ces fleurs frigides d'outre-mer qui périssaient : c'était Paris sans lumière.

Mai devant, l'Atlante s'échauffe perdu sur son île. Mais rien ne disparaît à jamais: les coeurs sont tels des océans et les femmes tempêtes. Advienne que pourra, l'on recherche tous notre Katrina.

Sous ce spectacle orange brûlé dément qui se déroule sous mes iris, j'ose l'espoir et en ce printemps d'avril, prie d'être libéré de ces vieux os qui charient ma charette. Faisons-nous poètes et plaisir, large balluchon, et emportons-nous sous ce parfum de bois clairs.

Reprenons ces blancs champs de Mars jusqu'aux blanchons de Blanc-Sablon, sans sang et sans plus, sous ces rayons fastes de soleil éparse. Ce pays qui nous attend se dessine en chacun de nous.

Cette partie du ciel n'est qu'un grand tableau où s'attablent nos noms et nos amours passés, par de joyeux soupirs français.

Libérons-nous, dis-je, le soleil brille pour tout le monde.

==========================================
Pensées des derniers jours:

" À vaincre sans péril, On triomphe sans gloire"
-Corneille

Musique: " 27-100 rue des partances " - Pierre Lapointe

samedi, mars 10, 2007

Fighters Fight.
=======================================

Mésange fil.

Les sourires s'effacent, pierres grisonantes.
Sous ces soupirs s'affaissent, des étoiles filantes.
Même sans vie, ces rudes roches restent,
et ces echos conquissent l'avide voute céleste.

Des cordes sans pianos, un vide sans air
tel un poème annoté, un poing menotté.
Ces sons sans histoires, maintenant fait prières,
Cessons l'abattoir, mains tenant nos épées.

Ce que nous fûmes, fut-il futile,
nous fit, tôt ou tard, trouver le bout du fil.
Un combattant qu'on bat,
Un amoureux combat.

Ces rivières sans sources, de soucis remplient,
Un soleil de septembre en Sainte foi la jolie.
Ces instants qui sans cesse s'abattent sur la grève,
gravent dans le roc, un château fait de rêves,
gravent dans mon cou, un endroit pour tes lèvres.

Je suis ce fil sur lequel tu dois chanter, belle mésange,
un plancher de danse pour toi, Ballerine, juste ciel!
Tiens, comme on parle des Anges,
On leur voit pousser les Ailes.

======================================
Pensées des derniers jours:

"But it ain't how hard you hit; it's about how hard you can get hit, and keep moving forward."
-Rocky!

Musique: " La Valse d'Amélie - Piano " - Yann Tiersen