Post proelia praemia
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Les heures s'étendent à mes pieds,
tel un paysan affamé,
clamant sans cesse, dans une subtile innocence,
« sans semences, la démence!» .
Or les roses meurent, tandis qu'elles se pavanent mains liées,
ces sales heures, par nos démons habitées.
L'or érodent nos coeurs, nantis par des pavés délavés,
nos âmes meurent, sous des nations fanées.
Leurs pleurs s'écoulent et me pillent,
tels des cris d'enfants disparates.
Larmes épaisses, ces pupilles s'écarquillent,
«Omnes vulnerant, ultima necat!»
L'on se tue sans cesse à s'aimer si libres,
à émoustiller soldats pour un quelconque équilibre,
que l'on oublie, par malaise, que nous ne sommes que secondes,
vides de sens, sans aucune idée féconde.
Les heures s'écoeurent enfin et m'épient,
tel un prisonnier maladroit.
Ce n'est que lorsque nos coeurs sont de noirceur épris,
que l'on réalise que la Vie nous revient de droit.
Les heures passent, mais ne sauront se ressembler,
que si, sous un fanion délabré, nos idéaux désertent.
Triste automne, et corps inertes.
Tristes secondes... tant délaissées.
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Pensées des derniers jours:
"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux"
-Étienne de La Boëtie
Musique: " Iris " - Goo Goo Dolls

