mardi, octobre 17, 2006

Post proelia praemia
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Les heures s'étendent à mes pieds,
tel un paysan affamé,
clamant sans cesse, dans une subtile innocence,
« sans semences, la démence!» .

Or les roses meurent, tandis qu'elles se pavanent mains liées,
ces sales heures, par nos démons habitées.
L'or érodent nos coeurs, nantis par des pavés délavés,
nos âmes meurent, sous des nations fanées.

Leurs pleurs s'écoulent et me pillent,
tels des cris d'enfants disparates.
Larmes épaisses, ces pupilles s'écarquillent,
«Omnes vulnerant, ultima necat!»

L'on se tue sans cesse à s'aimer si libres,
à émoustiller soldats pour un quelconque équilibre,
que l'on oublie, par malaise, que nous ne sommes que secondes,
vides de sens, sans aucune idée féconde.

Les heures s'écoeurent enfin et m'épient,
tel un prisonnier maladroit.
Ce n'est que lorsque nos coeurs sont de noirceur épris,
que l'on réalise que la Vie nous revient de droit.

Les heures passent, mais ne sauront se ressembler,
que si, sous un fanion délabré, nos idéaux désertent.
Triste automne, et corps inertes.
Tristes secondes... tant délaissées.

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Pensées des derniers jours:

"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux"
-Étienne de La Boëtie

Musique: " Iris " - Goo Goo Dolls

lundi, octobre 09, 2006

Barely surviving has become my purpose.
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Temps paître.

Rouge écarlate, mon coeur se désagrège.
Automne livide, souvenirs perdus sous le liège,
Ces iris si vides se souviennent-ils?
Simples soupirs, orages et grésil.

L'azur glacé s'étend sans vie,
à perte de vue, à pertes de vies.
Sur ce papier, blanches sont mes envies,
Mais lorsque la noirceur gronde, le soleil s'enfuit.

Ses lèvres pourpres, est-ce utopie?
Un baiser empoisonné, un prix si serein!?
Ébats passionnés, épris de ses reins,
C'est une fièvre palpable, et c'est tant pis.

Octobre infernal, froissant tous les coeurs,
Temps hivernal sans cette douce liqueur.
Sois ma fragrance d'aube du jour,
je me perdrai ainsi dans mes naissants amours.

L'ombre envahit tranquillement,
tel un désir inachevé,
Si la tristesse est un mur élevé,
entre deux printemps,
Si j'en tombe, qui y sera pour me relever?

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Pensées des derniers jours:

"On se sert des couleurs, mais on peint avec le sentiment."
-Jean Chardin

Musique: " Dieses Leben " - de Juli.