mardi, février 28, 2006

De Battre Mon Coeur S'est Arrêté
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L'éllipse s'éclipse.

La courbe sublime que formait son dos recourbé contre mes mains s'évanouie. En quelques battements d'iris, sa peau fine et délicieuse épouse mon torse rustre. C'est la Belle et la Bête le temps d'un soupir.

Elle git sereine sans peine, juste là, souffle dénudé, sourire endormi. Souvenirs enseveli qui trépassent à chaque coup d'encre. Un fantasme dort dans mon lit.

Des naufrages olfactifs qui nous enivrent tels des odeurs d'Orléans, un dernier repas qui se déguste toute une Vie. Je ne doute plus, je le sais. Des lèvres si douces n'ont rien de mortelles, elles donnent trop le goût de vivre. Mourir après un tel délice serait un inhumain châtiment.

Et elle valse, elle valse, au son du vent printanier dans cet océan de douceur. Mon univers qui chavire le temps de quelques spasmes nocturnes. Se rendre avant même le début de tout, n'est-ce pas ça Aimer? Si le but ultime d'un guerrier est de rendre son arme, le seul but d'un homme n'est-il pas de s'abandonner sans avoir à le vouloir? Voilà, voilà.

La folie me guette, Elle m'emporte, soleil blanc, soleil brillant, elle m'embrasse soudain. Rêve-je?

Non.

Elle se tient, tout simplement, demie-endormie, dans mon lit, vestige prestigieux d'un
Grand Amour. Si la mort est douce à celui qui Aime vraiment, je préfère encore me noyer sous ses baisers, naufrager mon Vaisseau d'Or sur ses récifs indécents.

J'empire mes maux, j'en perds mes mots, j'émeu... je l'aime.

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Pensées des derniers jours:

"Other men said they have seen angels,
But I have seen thee
And thou art enough. "
-G.Moore

Musique: " Adagio for Strings " - Samuel Barber

mercredi, février 22, 2006

Those Sweet Words
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Soleil blanc.

Elle naît sur la feuille, mouillée, fatiguée par l'encre bleu océan s'imbibant doucement dans chacune de ses parcelles, sans maux.

J'imisce un simple pardon à ses pieds au goût d'olivier. L'Orangé du printemps vient se berçer tranquillement sur ses lèvres rosées par l'Amour. Dès le début, je l'avais déjà dans la peau.

Le Jour. Le jour, heureux jeunot, parcourt soudainement mes veines déséchées, délaissées par l'Oubli. Ces jours passés, sachant que faire, que dalle, pétales délabrés, désamusé, âme désabusé, étoile filante filant. Ce passé séjourne depuis dans les bras de l'Autre, celle si jeune, jeune si seule, je ne sais si seulement elle saura s'y faire. Mais, Je suis sans cesse, depuis sa naissance, l'homme de Celle qui danse.

Je suis si heureux. Mes iris s'enivrent et se noient dans son rire assagi à la foi si sainte. Qui sait? Celui qui veut: veux-tu? Je le veux bien. Sois mienne, peux-tu?

Mais tu sais, sublime Archange, lorsque l'Amour nous sourit, on lui prend la main, et on en fait le printemps.

La Vie est un tango qui ne se danse pas seul.

Veux-tu danser avec moi?

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Pensées des derniers jours:

"Il n'y a personne qui soit née sous une mauvaise étoile, il n'y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel."
-Dalaï Lama

Musique : " Les Étoiles Filantes " - Les Cowboys Fringants

mercredi, février 01, 2006

Deus Ex Machina.
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Le Ciel m'observe.

Le Soleil, encore endormi, fredonne sur sa langue ayant volée la nuit, d'un sourire déchaîné.

Enrobée couleurs printemps, Elle m'envenime. Ses crystallins élysés regorgeants de souvenirs lointains m'invitent calmement à me perdre avec eux. Je feint un sourire, mon coeur se fend. J'attends la flèche, non, c'est faux, je suis déjà mourrant d'amour.

La bouteille éclate, vers dépravés, verres débauchés, ses formes sublimes épousent déjà mes ébauches sans mots. Elle me subjuque, voilà. Je retiens ma tête de mes mains rudes, pour ne pas la perdre, je la dépose, comme lourde d'images, d'envies, sur ma main perchée.

Les verbes s'emportent, mon coeur palpite. L'on débite ennuis et envies sous peine de sourires aguicheurs. Elle me fait craquer, ma San Andreas, et nos rougeurs s'entrelassent sans cesse sur nos joues subitement engourdies, elle me fait frissonner, ma Québécoise.

In Vino Veritas.

J'appose alors mes lèvres rosées par le rouge, sur ses extrêmités encore fragiles. Mon iris grisé par sa vérité la déguste tranquillement, tel un matin d'avril frais qui nous surprend dans notre sommeil. Je me perds, vous savez, c'est mon chemin de foi, de Sainte-foy.

Mais tu sais: J'envie le sol que tu caresses de tes doux pas de ballerines, lorsque de ta force féminine tu t'élances vers le vide. J'envie le chat qui est la joyeuse proie de ton attention, lorsqu'il beigne dans une mer de calins et un océan d'affection.

Allez, buvons, et aimons-nous pendant que nous sommes encore ce que nous devons être, et restons à jamais ce que nous espérons.

In Vino Veritas.
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Pensées des derniers jours:

" Who's to say what's impossible and can't be found? "
-Jack Johnson

Musique: " Til Kingdom Come" - de Coldplay