jeudi, décembre 22, 2005

This is La Vie En Rose
=======================================

Mon âme s'étend ici, arme en main, larmes vaines, veines pompantes, gisant dans un bain d'eau, non de sang.

Mon corps nu gît calmement au son des clapottis doux et serein des gouttes qui s'égouttent chaudement contre mes pieds ridés.
Je lave mes envies, mes raisons irrationnelles qui grandissaient en moi, de mois en mois. J'ai déraillé, perdu le cours de mes pensées, simplement oublié de panser mon coeur qui dépensait ses derniers souffles.

Et l'eau qui monte et qui monte, assèche mes ecchymoses qui effacaient tranquillement, la personne que j'étais. Je me retrouve, face à mon reflet soudain, chrystallisé en cette eau impure. Je me confesse, je me pardonne, je ravale mes larmes sous le poids de mon coeur qui se déballe.
Je ne serais plus jamais un esclave à moi-même.

La lumière berçe mon front détrempé, rides apparentes, années dégrisantes. Cette claireté qui désavoue tout, qui nous désarme, un chemin de croix enfantin. Je le marche, je le cours, je tombe, et je me relève.

C'est dans ce bain de fluide si chaud que je me tiens debout. C'est en se désarmant que l'on se renforce.

Il ne faut jamais oublier, le but ultime du guerrier, est de déposer les armes.

Je ne serai plus jamais un esclave.

===============================================
Pensée des derniers jours:

"J'avance dans l'hiver à force de printemps."
-Prince de Ligne

Musique : " When I'm Gone " de - Eminem

jeudi, décembre 08, 2005

Will you follow me?
=======================================

Je sais, je sais, j'ai saisi.

J'ai le coeur qui palpite, perdu dans tes balbutiements.
Mes lèvres culbutent, mes soupirs se noient à chaques instants.

Tu sais, c'est si joli lorsque tu me chuchottes ceci en souriant,
On dirait un premier vol d'avion qui navigue sur un calme Océan.

Mon aorte t'exhorte, danse pour ma rétine ce soir,
que quelques pas, ce sera une mer d'espoir à boire.

Tu sais, Décembre oblitère souvent ces moments presques oubliés,
Qui s'obstinent joliment à se loger contre nos iris grisâtres grafignés.

Ces joues rougies par la glace éparpillent une joie si sage,
tel un bulbe rosé par la brise, c'est le printemps sur ton visage.

Tu sais, si je ne sais point soupirer les suffisantes syllables,
décrivant vraiment la délectable vérité de ton visage délicieux,
C'est si simple, et c'est ainsi, c'est tout:

Lorsque Dieu créa le monde, non seulement a-t-il prit
Une goutte de l'Azur bleuté pour le verser sur tes iris brûlants,
mais également, une partie du Silence pour le parsemer sur tes lèvres énervées... m'oubliant
un instant.

As-tu saisi... maintenant?

Ce n'est pas que j'oublie, c'est simplement que j'en ai trop envie.

===================================
Pensée des derniers jours:

"La seule chose pire que l'ennui, c'est de n'avoir personne de qui s'ennuyer."
-Elle

Musique : " Le Coeur Dans La Tête " - de Ariane Moffatt