vendredi, novembre 25, 2005

Big City Life !
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Ah Ha!

Mes pas se débauchent, je me déhanche d'arrache-pieds, la basse bouge mes fesses si harmonieusement.

Vie de ville, virils instants remplis de vils moments. L'alcool navigue dangereusement dans mes pupilles dilatées, dans mon rire si franc, j'écrirais l'histoire de l'Homme en ce moment sublime.
Mes paumes humides s'efforcent à décrier ma joie d'écrire, mais peu m'importe, je m'emporte. Je suis assis seul, et j'fais la fête. Je souris comme un con, comme un jeune, comme un jeune con, mais je suis heureux, terriblement, je suis un jeune con heureux qui sourit.

C'est pas ça la vie?

Mes jours sombres se cachent aux prochains pas, mais je cours malgré tout. Les battements innocents de mon coeurs sont comptés, mais je les épuisent joyeusement contre sa poitrine dénudée, contre sa nuque dépaysée, pour son sourire à peine esquissé. Les ténèbres ne sont que passagers pour celui qui danse toute la nuit.

C'est pas ça la vie?

Mon pays se décrit devant moi, un jour bleuté se découvre. Un pays adolescent orphelin, délaissé par Duplessis, vie dure, drogue dure, échec après échec... Mais il se dessine. Son dessein n'est plus illusoire, depuis un certain octobre au soir, le point de rupture, moment d'espoir, la prochaine étape logique. Les années passent, les jours oublient, mais nous n'oublierons jamais. Mon pays se dessine enfin, et n'oubliez pas, dans la vie, l'important c'est de dessiner, qu'on lève le crayon ou pas, le but c'est de desseiner.

C'est ça la Vie!

Le but c'est de desseiner, simplement. Mais autant j'aimerais te dessiner, mon ange, le plomb ne te rend pas justice, tes traits sont trop doux pour un bâton de bois, tu mérites plus que le poids des mots, mais je fais ce que je peux, et je mérite ce que je veux.

Ce que je veux? C'est toi... T'es là?

Ah Ha!

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Pensée des derniers jours:

"Tout ce qui se ressemble n'est pas identique."
-William Shakespeare

Musique : " Big City Life " - de Mattafix

mardi, novembre 22, 2005

Words can be like ...
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Mes verbes s'épuisent.

J'ose puiser en moi quelques instants pour justifier mes peines qui m'éviscèrent. Mais je me perds, je me dépaire... j'aime pas lui déplaire, mais j'espère qu'elle saura susciter mon intérêt amoureux, mon intérêt amoureux, car ça m'exaspère de rester peinard sans elle, sans raisons, sang froid, pourquoi? Que dale... j'en sais que Dale...

Mais l'Amour... c'est se donner à fond, non? Dois-je éperdument justifier mes envies d'elle? Ses envolées d'ailes sublimes ne sont-elles pas justement suffisantes? Je veux me perdre, ne plus me retrouver, chercher le Sud à l'Ouest, Paris à Québec, le Printemps en Automne, Avril en Octobre.

J'ose plus soupirer d'autres moments, je suis attristé, mais pas sans espoir. Je sais, je suis fou, me dites-vous, mais lorsqu'on s'abandonne, on ne regarde pas ce qu'il reste.

Je suis à court de mots, mes verbes s'épuisent... mais, si tu le peux, saute avec moi... si tu peux...

Saute!

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Pensée des derniers jours:

"L'amour dans l'oeil de l'autre est un cadeau que l'on se fait à soi."
-Christophe Renauld

Musique: " BloodStream " - de Stateless

vendredi, novembre 11, 2005

'Cause it was all yellow...
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Mes paupières s'affaissent, comme la chaussée détrempée sous le poids des passants, comme les hôtels à Amman sous le poids des femmes et enfants ensanglantés. Mon monde se referme sur vous tous, je perds la vue.

Ma rétine se noircit, la lourdeur du jour disparue, abat-jour abbatu, c'est la nuit peinarde qui m'anime.

Les cris du temps qui s'écrit parfois lentement, parfois rapidement, ne résonnent plus dans mon crâne. Je vis quelques instants, je déraisonne, j'ai des raisons d'écrire ceci, et c'est ainsi que tout s'éclaire : dans le noir, le soir.

Ce soir, mon âme se fait chétive, captive, elle se rapetisse petit-à-petit, pour s'enfouir brusquement sur les cliquetis de ce clavier. Les morts revivent, les vivants meurent, les vieillards rajeunissent, les jeunôts viellissent : peu importe. Peu m'importe plus souvent que trop, le trop n'est qu'un amat de peu, et l'on doit s'importer du peu qu'on puisse, sinon la vie nous glissera entre les doigts.

Tes doigts, voilà ce qui m'importe.

L'obscurité s'offusque sur mon corps dénudé endormi, et je persiste en t'écriant ceci: Qu'IL peut bien bannir toutes les lumières, il ne m'empêchera jamais de voir ton sourire.

L'horloge clique et clocharde doucement, rayons d'aube s'énervant, j'me perds dans mes verbes et m'emporte dans ces images douces d'une Isabelle souriante, d'une sublime Isabelle pétillante.

Je me surprends moi-même à subjuguer le présent pour réécrire mon passé et conjuguer mon futur... dans ses bras, évidemment... dans tes draps, assurément.

Allez, vas-en paix, que tes copains Malakim te protègent, car Morphée m'envahit, tout comme ton image, d'ailleurs, mon Amour.

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Pensée des derniers jours:

"Les amis sont ceux qui vous forcent au bonheur."
-Denys Gagnon

Musique: " Creep " de - Radiohead

jeudi, novembre 03, 2005

Today isn't just like... Any other day.
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Le temps s'éparpille sur mes pupilles qui s'émerveillent au contact mielleux de son rire et de mon ouïe.

J'trippe, j'marmonne, j'flippe, j'fredonne, je suis assommé face à sa désarmante candeur. Tant d'heures passées à me noyer dans ses ailes, tant de souffles coupés, tant d'apocalypses insensément plaisants, que j'devrais couler, comme une roche froide, ma respiration m'ayant quittée. Mais non, non, j'flotte, j'frivole, j'frissonne, j'navigue sur des nuages pur blanc. Le paradis, c'est parfait, pourtant, j'suis pas mort, mon coeur est plein d'sang, battement par-dessus battement, j'pleinement vivant, je suis pleinement aimant.

Il suffit souvent que d'un seul moment de sourire perdu pour qu'ça soit la fin. Un moment de folie vraiment éphèmère pour que l'effet prospère. J'avoue, sa figure de style m'enivre quand elle fait aisément danser les courbes de son muscle grand zygomatique. J'radote pas quand je dis que j'suis franchement content que ca soit son zygote qu'y aille vu Vie. Je la vouvoierai, tel une peinture à la Beauté énigmatique. Tu sais, comment pas s'perdre dans une forêt sublime si on veut simplement pas en sortir? C'est aussi simple que ça.

Je vogue vraiment sur un océan de mots fainéants, c'est futile, essayer de définir une aussi sublimement innocente séraphim, c'est tel tenter d'rester réveiller un dimanche matin d'automne gris, dans un lit, contre Elle. C'est mathématique, c'est illogique, inhumain, impossible. J'voudrais garder mes yeux ouverts pour rien perdre, un geste, un souffle, mais j'suis juste trop bien... juste trop bien.

C'est pas parce qu'on en a trop, qu'on en veut pas plus.

J'en voudrait toujours plus.

L'Amour, ca donne faim, ca donne soif.

J'préfère mourir le ventre plein, que de vivre la peau sur les os.
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Pensée des derniers jours:

"Le tact dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on peut aller trop loin."
-Jean Cocteau

Musique: " Any other day " de Norah Jones & Wyclef Jean