samedi, septembre 24, 2005

Message in a Bottle...
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Mes iris se teignent de Bleu.

Son souffle glacial insolant s'imprègne sur ma nuque hérissée face à une créature si fraîche... s'en est a glacé le seigneur Noir. L'image s'imprime sur ma rétine tel un moment de lumière soudain. La joie vogue sur mon épine dorsale à coup amers, mais si doux, de sa langue française. Je ne m'abstiens plus, je me donne à fond, à fond.

Mais aussi, mes envies oscillent brusquement, j'hésite entre deux mots. Je suis ciselé, je ne m'abandonne pas encore à son regard incertain, mais j'ose me perdre pour Elle. J'ose, et je désire, franc comme un chat s'endort sur le coin d'un divan, de pouvoir ronronner dans ses souvenirs bientôt. J'aimerais être la bête dodue qui se perdra joyeusement dans ses draps les jours de pluie, dans ses plus beaux sourires lors des jours plus jolis.

Ce que je donnerais ... pour quelques secondes de sa nuque dénudée, juste à moi, abandonné, volontairement.

Je te désire tant ma si jolie Isabelle, mais j'attends en vain ce temps où l'on s'étendra enfin, ensemble, vin en main, envie sans fin. Et je souhaite, franchement, ne pas fabuler, lorsque j'exige en chemin, quelques soupirs à ton chevet.

Ce que je donnerais... pour échanger mes mémoires usagées, mes sourires oubliés, et mes jouissances perpétrées, contre un ou deux instant embrasé, de ta langue sucrée contre la mienne.

La mienne, justement, sois mienne, juste à moi.

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Pensées des derniers jours:

"Rien ne s'est fait de grand qui ne soit une espérance exagérée."
-Jules Verne

Musique: " Listen to your Heart " - de DHT feat. Edmee ( hehe )

vendredi, septembre 16, 2005

Constant Infatuation
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Mes synapses s'énervent.

Mon encéphale s'insurge soudainement, trop grande dose de dopamine oblige. C'est vrai, je suis confus, mais je me confesse, je couve en moi des idées d'Amour grandiose, decidément désireuses d'une âme à l'aura très jolie, à l'eau ravissante qui navigue contre son corps foncé d'Amérique.

Mais si Naples éclate?

Nous envolerons-nous vers cette terre exquise ensemble, mon frère? Irons-nous dérougir nos envies bohèmes en ces pays indécents? Nos coeurs insatiables trouveront-ils ces espoirs desseiner, cette richesse inexplicable, ces sourires invincibles, ces corps exotiques aux goûts de Paris, aux parfums méditerres? On dit qu'il faut voir pour croire, mais l'on sait bien qu'il faut croire pour voir.

Mes sinus se bloquent.

Le Québec m'engorge. Les herbes de chez nous envahissent joyeusement mon nez, trop gros pour restez vide. Mon malheur crée ma joie profonde. Mes narines encombrées m'obligent à ressentir perpétuellement de nouveaux parfums. Je suis un véritable enfant naissant. J'redécouvre mon Amérique à chaque automne. Quoique, j'sais plus, pour être franc, Jimmy, j'crois vraiment qu'Elle est mon 1492.

Mais si, mais si.

Mais si, mon frère, tu le sais. Tu le sais si bien, que tu sirotes sans cesse ton pepsi diète, comme si de rien n'était, n'était-ce de mon état incongrus. Mais tu ris, n'est-ce pas? Tu ris, j'le sais, parce que c'est écris, depuis l'début, dans mes yeux, que celle que j'veux, je la poursuis sans cesse. Je ne l'ai pas vu à Peine, j'l'ai pas vu du tout. Peine, si petite ville pour une si sublime personne, n'est-ce pas, Jimmy? Allez, cesse de te marrer, mon frère, tu sais qu'c'est écrit là-haut.

Alors, dis-moi, celle à l'Aura Sublime... pourrais-t-on correspondre? Puisque tu me corresponds.
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Pensée des derniers jours:

"Maybe we're all a bit losers after all"

Musique: " Pointant le Nord " - de Pierre Lapointe

samedi, septembre 10, 2005

Breaking Point.
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Je n'écris pas souvent sur la politique, j'en parle chaque jour, dans ma vie, je suis politiquement impliqué, mais je n'en parle pas sur mon site, qu'en de rares occasions plutôt blasées.

Parce que je m'écoeure de ces bloggeurs accrochés, qui commentent sur tout, pensent tout connaître, mais en réalité, ne sont que des minables dans leur vie, n'ont pas beaucoup d'amis, n'ont pas de véritables projets, ne font que parler, mais n'agit pas. Je crois que mes actes en réalité, parlerons beaucoup plus que mes mots, virtuels. Nous vivons à l'ère de l'opinion virtuelle, tout le monde peut parler sur le net, lorsqu'on ne sait le faire en vrai, et cela cause une baisse significative du QI moyen. Nous vivons vraiment, malgré tout, dans une ère de stupidité. À quel autre constat pouvons-nous arriver si l'on regarde le fait que depuis déjà plusieurs années, toute l'information humaine est disponible à une grande partie de la population, et que, pourtant, malgré tout, des évènements d'une stupiditié inouïe persistent dans le monde? Les attentats du 11 septembre, le phénomène Jackass, etc. La seule conclusion possible est que nous vivons dans une ère de stupidité, que la masse libre diminue volontaire son QI. Mais peu importe, je ne suis pas ici pour parler de cela, je ne faisais que clarifier un point important, le pourquoi de mon absence du monde virtuel politique, du pourquoi je m'invente sur le net de manière autre.

Alors voilà, la souveraineté du Québec, le sujet principal, ce qui se promène sur les lèvres de tous depuis le point de Rupture de 1970. Entendons-nous, le point de rupture a officiellement commencé avec les évènements impliquant le gouvernement Trudeau et les nationalistes Québécois. 1980 n'était qu'un coït interrompu dû à des années de combats.

Alors voilà, hier, à la Part des Choses, Fakal opposait Pettigrew, dans une tribune téléphonique et par courriels. Il est à noter que Fakal à, de manière la plus objective possible, remporté le débat avec une facilité déconcertante.
Peu importe, là n'est pas la question, je crois que ce qu'il était important de comprendre de cette tribune était les arguments apportés par les partisans du "Non", d'origine ethnique autre que tradionnellement Québécoise.

Ceux-ci ont apportés un point très important, la peur de l'après-référendum. Le fait que le PQ n'a pas, en 25 ans, apporté de plan très PUBLIC à la population pour le lendemain d'une victoire du OUI. Il faut comprendre les minorités ethniques, qui arrivent au Québec, au Canada, quittant leur pays, instable, et violent, pour arriver dans un endroit où ils pourront avoir une vie stable, sécuritaire, avec un futur assuré. Le PQ a trop, jusqu'à ce jour, jouer la carte de l'assurance, et se basant sur le simple fait que "c'est ce qu'il faut". Mais je crois que, malgré les préparatifs fait par le PQ dans l'éventualité d'un "OUI", il est impératif que celui-ci rendre ses plans futurs publiques. Les politiques économiques, sociales, nationales et internationales qu'un gouvernement de transition adopterait. L'excuse de "personne ne peut prévoir le futur" ne tient plus la route, le PQ se DOIT de présenter un plan complet, et de le rendre public le plus possible. Cela rassurera une grande partie de la population de savoir que l'on sait où l'on va.

Je crois aussi que le PQ n'a pas encore assez joué la carte de la multi-ethnicité, alors que c'est un point fort et très important de Montréal, en particulier. La grande majorité de mes amis sont des immigrants, et la grande partie d'entre eux sont souverainistes. Je crois qu'ils trouveraient grandement réconfortant d'entendre, enfin, un discours autre que celui de l'ancien Parizeau sur les ethnies. Pettigrew était le seul à lècher dans le sens du poil, et je crois qu'il a gagné beaucoup de points en agissant de la sorte.

Entendons-nous, je ne demande pas de jouer la carte de l'hypocrisie, je demande de jouer la carte du Québec de 2005. Nous vivons dans un monde insécure, dans un monde multi-ethnique, dans un monde frôlant l'ignorance absurde. On ne peut plus dire "on croit pas que le monde sont stupide", mais plutôt "Voici tout est planifié, tout est prévu, voilà ce qu'on va faire, voilà la question, nous invitons tous à voté".

Du même coup, je crois qu'il est très important que le gouvernement de transition adopte des politiques sociales, culturelles et internationales très innovatives. Je crois qu'il faudra démontrer, de manière très claire, dans ce plan de transition, que le Québec est vraiment un pays en soi, et qu'il se dirige vraiment dans une direction unique en son genre, et que tous sont invités à y participer.

Il faut se débarasser de cette vision puriste du "Québec aux Québécois". Absolument, à tout prix. Cette vision ne nous amène que vers la catastrophe.

Un autre problème du PQ, et un point important apporté par les partisans du "NON". Il n'y a pas de vrai leader au PQ. Tous les leaders potentiels sont simplement disparus de l'entourage du PQ, et nous assistons actuellement, à un festin, un party de déchiquetage du parti, sur la place publique, où les différents candidats ne font que démontrer au reste de la population que le PQ est déchiré et que le parti est en vérité constitué d'une bande de carriéristes, sans vraiment avoir de Leader.

Des leaders, justement, il en faut, et c'est terriblement dommage que des individus, tel que Fakal, ne désire pas revenir dans le portrait. Le PQ actuel n'est AUCUNEMENT équipé pour dirigé le Québec vers l'indépendance, je suis désolé.

J'espère grandement voir du changement, d'être SURPRIS, et, d'une manière assez absurde, la seule manière, à ce point, de voir une telle chose arrivée, serait par l'élection de Marois au PQ, pour ensuite voir l'éclatement du PQ, et la formation d'un autre parti, plus sérieux, moins corrompu.

Bref, voilà, il y a beaucoup de travail à faire, en peu de temps. Le Québec est prêt pour la souveraineté en 2008, mais manque d'un chef. Pourrons-nous y arriver? Je l'espère, mais il faut changer de stratégie, absolument.

Parce qu'en ce moment, le seul véritable point de rupture vers lequel nous nous dirigeons n'est pas celui du Canada, mais du Québec.

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Pensée des derniers jours:

"Je m'entête affreusement à adorer la liberté libre."
-Claude Jeancolas

Musique: " Heard 'Em Say " - de Kanye West

mardi, septembre 06, 2005

Fluctuation .
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Mes reins s'défoncent.

Ils travaillent à temps plein, comme des cons, d'arrache-pied, d'arrache coeur. Mes veines frontales éclatent sous la pression, gonflées à bloc par les chocs redondant sur ses hanches québécoises. Ma sueur regorge d'amour salé.

Je jubile sous la fluctuations de ses fluides. Mon front jute justement en pensant à ses orifices dilatés, qui s'écartent et qui se rétractent pour me laisser entrer. C'est un bal tremblant où nous n'sommes que deux invités.

Je m'infiltre frénétiquement à l'intérieur de l'être, je la pénêtre, doucement, gracieusement, comme ses seins qui ballotent sur une symphonie osée, ses genous rougis par le cliquetis épidermique, ses ongles rouges luisant qui m'empoignent justes, tenant enfin, mes mains endiablées, mes mains aux envies abyssales, sataniques, interdites.

Et l'on vit, en vie, d'amour et d'eau plutôt fraîche. C'est difficile d'être de glace devant une beauté aussi vierge, aussi mouvementée, aussi purement impure. Mes draps s'envolent sous ses coups d'hanches langoureux, elle cédera sous peu pour mes coups de langue amoureux.

Ce qui monte, redescend, ce qui part, reviendra. J'm'aventure de manière coupable sur ses cieux amicaux, dans ses yeux marginaux. Et ses fluides fluctuent, et je suppose qu'elle sait qu'elle est superbe, mais je le cite pareil, sans cesse, malgré tout. Mieux vaut tard que jamais. Je lui donne mon amour tel un enfant naissant soupirant dès l'premier instant.

J'amène l'être à coup d'ailes noires, au septième Nirvana. Elle vagabonde sur l'extase, et trépasse violemment sur l'exquise réalité des beautés endormies. Et elle touche le ciel de ses ailes, assoupies, blanches, pourpres, rosées. Et elle s'emportent sur des rivières couleur miel, bercées par l'épiphanie soudaine d'une jouissance impromptue.

Et elle s'endort doucement, dans mes bras, ailes blanches asséchées.

Et elle s'endort, gracieusement, dans mes draps, absolument sublime.

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Pensée des derniers jours:

"Parler d'amour, c'est faire l'amour."
-Honoré de Balzac

Musique: " If I Ain't got you" - de Alicia Keys