lundi, août 29, 2005

The Eye or the End of the Storm...
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Katrina s'attable sur les plages violentés de la vieille Orléan.

Une autre fin du monde à table, nos vie hantées par une veille d'orage si grand.

Une tempête de plus dans nos verres d'eau. Mais, je m'entête sans but à décrire ces vers sans mots, ces airs sans maux, tandis que le vent dévaste nos carreaux drogués par le vent, tandis que le temps s'arrache une seconde de plus.

Ici-bas c'est l'Enfer.

Le vent me matraque, mais je cris toujours. Mes envies m'arnaquent, mais j'écris toujours. Je perd pied mais je perdure, je m'éparpille mais je n'suis pas perdu. Je suis un arbre sans feuille, un océan sans poisson, un ouragan sans pluie.

Les secondes passent, mais c'est pas sans peine, en fait c'est peine perdue, je suis à genou, je suis bien encrer, mais je me noie sur le papier. Ma vie disparaît sous un éclair blanc disparate, mes souvenirs s'emportent et s'envolent, une tristesse histoire d'horreur au goût grisâtre, et pourtant si calme, si ... calme.

Nous avons tous notre Katrina.
Nos envies s'envolent toutes dans les bras d'une femme.

Et bien que les temps sont durent, que nos vies s'emportent, que le sang coule, et que les pleurs fluctuent dans nos iris dégrisés par la tristesse... à la fin de la journée, nous recherchons tous notre tempête tropicale.

Nous recherchons tous ces yeux azurs, ce calme alarmant, cet océan bleuté par la paix, par la vie... ces yeux d'ouragan terrible.

L'histoire de l'Homme débute et se terminera toujours dans les yeux d'une femme.

Toujours.
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Pensées des derniers jours:

"Et dans la tempête et le bruit,
La clarté reparaît grandie..."
-Victor Hugo

Musique: " Seven Seconds " - Dido & Youssouf D'Oussour live at live8

dimanche, août 28, 2005

Revoir le Printemps
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La vie est belle, les Héros s'en écartent.
Naviguant en ces cieux aux couleurs disparates.
Ils trépassent sur des lits de lys aux senteurs d'Avril,
Printemps qui passe en délits sans pudeur, notre talon d'Achille.
Le temps ne s'y lasse pas, de Gatineau à Sept-îles.

Facta, non Verba.

La lumière orangée du Sud, s'imisce dans ses iris encore si verts,
en Verdun la vieille, triste survivante de cette héroique affaire.
C'était un patriarche, taillé dans le roc massif,
Son âme touchera l'Azur, en nos coeur si chétifs.

Fiat Lux, Is Morti

Ses Amours disparus, aux ferveurs de Québec,
Passion si secrète en mon coeur divulguée.
Les Anges de nos vies se relient, moments délectés,
enfin, l'Amour chanté, n'est plus un dialecte.

Memento Mori.

Le Soleil se lève sur Ville-Marie, Grand-Père.
J'observe sereinement les corbeaux crier la grandeur de ton Âme,
tandis que les saules pleurent et s'agenouille et honore un si grand Roi.
Tu sais, tu seras mort avec l'Hiver, mon cher,
et malgré mon coeur, lavé dans un océan de masculines larmes,
je sens toujours les fleuves ancestraux de ton sang couler en Moi.

Veni Vidi Vici

L'immensité blanchâtre se couvre de couleurs printanières,
Comme s'ils étaient heureux d'enfin t'avoir accueillit
En ce Paradis mielleux, où Famille et Amis doucement, déblatèrent
sur la Beauté des Femmes, du ciel, et du bon goût des sucreries.

Tu sais, Grand P'pa,
après tout, j'crois que tu l'as revu le Printemps.

Carpe Vita

Marcel Cromp - 1924 - 15 mars 2005.
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Pensée des derniers jours:

"Un coeur qui bat c'est une âme qui respire."
-Laurent Sagalovitsch

Musique : " Carpe Diem " - M-pression

vendredi, août 19, 2005

She.
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Les éternités ne durent qu'un instant.

Tristes souvenirs mis à part, ma joie m'emporte dans de joyeux soupirs insouciants. Mon souffle tiède dans l'air frisquet des fresques de Montréal et de son port, va gentillement se poser contre sa nuque si jeune, si candide. Mes papilles se salinent, chef d'oeuvre dormant devant moi.

Les éternités ne durent qu'un instant.

D'incandescents filaments oscillant justement au gré des battements de mes poumons se remplissant... se vidant, comme un printemps incertain. Ce moment tant attendu, prières entendues, doux vent de temps impromptus, puis hier est disparu.

Les éternités ne durent qu'un instant.

La belle s'emboîte parfaitement dans mes longs bras masculins. Un casse-tête ne l'étant plus. Je lui confis mon masque d'Homme le tant d'un baiser. Ce qui pique peut être doux. Je me fais rose, le tant d'une barbe oubliée, le temps d'une caresse désespérée. Isabelle m'enivre.

Les éternités ne durent qu'un instant.

Donc voilà? des millions de soupirs plus tard, j'ai trouvé ma brise matinale, mon sourire perdu dans la foule. La Sainte foi a disparue, mais mon Royal s'étiole devant moi. J'espère pouvoir enfin danser sur sa peau à Elle, le temps d'un an, me perdre dans ses bras, d'un pas léger,

J'aimerais vraiment qu'Elle soit un éternité.

Je perds mes maux, je sais. Je suis si heureux que mon souffle se sauve, l'air me monte à la tête, j'ai des vertiges là-haut. Je flotte, et je flotte, je sais. Même si l'on sait tous que la chute sera brutale, mieux vaut mourir en tombant du ciel, que de mourir sous les nuages.

C'est un 19 août, fête du Changement, et tout est si doux... tout est si... doux.
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Pensée des derniers jours:

Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps."

Musique : " Ain't No Love " de David Gray

vendredi, août 05, 2005

Our four seasons
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Les cordes s'accordent en douceur, et mes lèvres meurent enfin sur les siennes.

Mais je rêvasse! Que dis-je! Mes espoirs fustigent et trépassent dans un mur de glace. Mes envies ne s'effacent pas, mais mes pas s'entassent, près d'elle, une fois de plus belle. Je ne laisse pas tomber le béton qui composent mes proses, mais c'est vrai que j'me lasse, parfois, mais j'm'impose une dose d'envie, une fois par nuit... Elle me propose une dose de vie... une fois par nuit.

Et les bombes tombent, et tombes se creusent, innocents giclent leur sang, sans bon sens, dans les cités envahient par le zèle. On gèle en enfer, mais on crève, c'est l'enfer. Et les gens qui s'en font, s'enfoncent dans leur peur parallèle, et pendant ce triste temps, j'oublie tout. Je me fais envahir par l'aile qu'elle brandit gracieusement, et je ne pense qu'à Elle, et je ne pense qu'à Isabelle.

Le monde si cruel nous envahit, et l'amer inonde nous lèvres presque sans peine. La mer imonde nous lève et nous trahit, sans haine et sans ailes. Mais ils faut résister... résister. Je veux aimer encore, l'Amour ne nous quitte que lorsqu'on le veut bien.
Si votre coeur est un volcan, comment pouvez-vous espérer y voir une fleur poussée?

Sauvez-vous de ceux qui ne regardent pas aux cieux.

La Vie est belle, le destin s'en écarte. Personne ne joue avec les mêmes cartes, le berceau lève le voile...

Au fond, nous sommes tous nés, sous la même étoile.

Et elle brille... Elle brille...

Peu importe la saison.
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Pensées des derniers jours:

"C'est cela l'Amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour."
-Albert Camus

"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun."
-Boris Vian

Musique: " The Four Seasons " - de Vivaldi

mardi, août 02, 2005

You travel the World, but you can't Run away from the person you are in your Heart
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Un énorme sourire s'étend sur mes lèvres mouillées.

La vue s'offrant à mon être moins qu'innocent, est plus que parfaite. Parfaite, mes valves cardiaques palpitent, car Dieu, ou peu importe qui, m'offre cette valse silencieuse, si lente que seuls les choeurs d'enfants savent s'y apprêter. Ses pas se posent si passionnément qu'on suppose qu'elle n'existe presque pas... non, c'est faux... qu'elle existe presque trop.

C'est trop beau.

En fait, l'est-ce vraiment? Mortels que nous sommes, ne puissions-nous pas être sujets, au moins une fois, à une si jolie apparition? Paraître, le paraître, bien des gens ne vivent que pour le paraître. En fait, le plus grande partie, supposes-je, n'aime pas. Ne pas aimer! Quelle triste réalité. L'on s'accumule et l'on se consomme, mais combien d'entre vous assiste à de telles incarnations?

C'est si beau.

Si divinement sublime, si tristement magnifique, que la douleur nous envahit. Sourire à en avoir mal, voilà l'Amour. On est si jeunes et si cons, qu'on se veut pour l'éternité, mais pas vraiment.

C'est pourtant si beau.

Elle me parle, et me parle, et seule sa voix mélodieuse m'envahit. Je ne l'écoute pas vraiment, mais je suis pendu à ses lèvres. Désolé, j'suis désolé, mais on contemple les chef d'oeuvre, on ne les analysent pas. C'est comme prédire la météo de chaque nouveaux printemps.

Il fait si beau!

L'eau se goutelonne sur ma peau, il fait si chaud, tandis que j'entonne une petite chanson. doucement. En fait, pas vraiment, c'est plutôt joyeux, parce que le beau temps amène le beau temps, et que les Anges amènent la joie... J'hausse donc le ton, et j'me demande...

"Are you gonna be my girl?"

Dum, dum, dum... dum, dum, dum, dum.

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Pensée des derniers jours:

"If your heart is a volcano, how shall you expect flowers to bloom?"
-Khalil Gibran

Musique : " Are you gonna be my girl? " - de Jet