The Clash of Cultures - A Fight on Saint-Laurent.=================================================
Je coupe la poésie, et je saute sur la réalité.
3:30 AM, dans la nuit du dimanche au lundi, 4 Juillet 2005, fête de l'indépendance Américaine.
Je marchais avec des amis sur Saint-Laurent :
1 haïtien juif, francophone,
1 arabe/noir francophone jouant au football profesionnel aux États-Unis,
1 québécoise, anglophone, blanche,
Moi, blanc, québécois, francophone.
On se promenait sur Saint-Laurent, direction rue Saint-Catherine, lorsque, en passant devant le restaurant "The Globe", à la hauteur de Sherbrooke et Saint-Laurent, restaurant hyper-chic, et contrôlé par des intérêts mafieux, mon ami haïtien lance "Vive le Québec libre!!"
Bang, sur le même coup, il se fait lancer un plat en aluminium par la tête.
Un plat, lancé par un italien, mafioso, qui allait entrer dans sa BMW hyper-classe, accompagné de gardes du corps, anglophone, évidemment.
Mon ami veut alors savoir quel était le problème, et essayait de lui demander, mais ce mafioso italien (ceci n'est rien de stéréotypé, il était très clairement un mafioso, les restaurants du groupe Buena Notte sont connus de la police et ont déja été accusés de fraude fiscale) semblait absolument vouloir lui détruire la figure.
Mais mon ami ne voulait pas se battre... Surtout que nous n'étions que 4 contre cette quinzaine de gardes du corps ( Tous plus petits que nous cependant ).
Chose comique, une personne avec qui j'étais allez au secondaire, à Saint-Henri, un quartier pauvre, un latinos, faisait parti de ses gardes du corps.
On voit qui oublie d'où ils viennent. On voit les traîtres. On naît du peuple, mais on le renit rapidement... peu importe.
Bref, j'étais la, sur Saint-Laurent, à 3:30 AM, pris entre deux groupes d'individus. L'un voulant juste des explications, et l'autre voulant s'en débarrasser absolument.
Pourquoi? Pour un commentaire sur le Québec libre.
Un commentaire, fait par un noir haïtien, accompagné par des arabes, des anglophones québécois, et un québécois blanc.
Qui c'est fait attaqué par un italien, protégé par des italiens et des latinos, tous anglophones, sauf le latinos traître, évidemment. Le Canada est une histoire de trahison et de long couteaux de toutes manières, de Trudeau jusqu'à Stronach.
Et finalement... finalement, dans cette mêlée, dans ce conflit, j'ai dû, moi, le seul blanc québécois francophone de l'histoire, celui qui devrait de manière subjective, se sentir le plus concerné, ou attaqué, j'ai dû forcer mon ami à partir, pour nos vies, parce qu'aucun de nous ne voulait la violence, sauf eux.
Vous savez, j'aurais dû avoir peur, j'aurais dû craindre, j'aurais dû être consterné, mais... mais.... Je suis content au fond, de voir que ce n'est plus une histoire de sales blancs.
Le Québec est une histoire d'immigrants. Nous sommes tous d'ailleurs. Ce pays est le mien, et c'est celui de mes ancêtres, vrai, mais c'est également le vôtre, et celui de vos enfants...
Et ces enfants, ils seront blancs, noirs, jaunes, brun foncé, brun pâle. Mais ils parleront français et anglais sûrement, et auront une culture Québécoise.
Bref, il y a deux genre de personnes :
Ceux qui voient ces incidents comme une attaque grave, et que les canadiens anglophones, ou que les italiens, latinos ou autres sont des traîtres, bref, ceux qui comme Parizeau croient que l'on a perdu à cause du vote ethnique.
Bref, n'aillons pas peur des mots : des pauvres types.
Puis il y a ceux qui voient enfin la fin au bout du tunnel. Que la couleur et les origines ont aucun rapport, aucun lien logique, avec le vote final. Que nous sommes tous d'ailleurs, et que l'importance n'est pas la langue, ou la couleur de ta peau, mais bien tes idéaux. Le peuple, d'un côté, et le criminel de l'autre. Lorsque le peuple se soulèvera, c'est la que les changements prendront place. Que nous sommes tous un ensemble, et que la prise de position par tous les individus, par l'ensemble de la société, que tout ceux qui font parti du Québec, peu importe d'où ils viennent, sentent comme s'ils étaient Québécois.
Ahhhh, ce Saint-laurent! Tellement de conflits il aura vu, autant sur l'eau que sur l'asphalte froide comme l'hiver.
Le sang est le même pour tous, seules les couleurs changent, on fini de la même façon... on tend la main aux anges.
Soyons fier des différences, mais n'oublions jamais que nous ne devons pas être dirigé par celles-ci.
Le Québec est une entité unique, un pays, un ramassi de cultures différentes, mais encore plus différentes du reste de l'Amérique, du reste du Canada, qu'on se le dise.
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Pensée des derniers jours:
"La liberté consiste moins à faire sa volonté qu'à ne pas être soumis à celle d'autrui."
- Jean-Jacques Rousseau
Musique: "
Jeune et Con " - de
Saez