jeudi, juin 30, 2005

Friendly Fire
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C'est vrai, mon soupir s'étire, et mes iris s'étiolent, sous les courbes de son sourire.

C'est vrai, Le Québec m'inspire, et l'empire en pire au royaume des buissons. Mais, mais, c'est son rire qui me tergiverse, qui me traverse, qui me bouleverse.

C'est vrai, le monde change, si grand, si grand... et pourtant, enfants d'Iran se rébellent, et l'on meurt en vain au nom d'un Q'ran si grand, et pourtant, et pourtant... Je n'pense qu'à elle, maintenant, tout le temps.

J'me sens coupable de ne pas être malheureux, c'est triste, au fond, sachant qu'des enfants meurent chaque instants, tête pleine de plomb, la triste réalité les frappant d'aplomb... mais que faire? Que faire? Devons-nous se condamner à n'plus rire, ne plus aimer, ne plus... ne plus?

J'écris ces mots en quelques temps, telle un symphonie largo sur laquelle on ne s'essoufle pas, parce qu'au fond, on ne danse que pour l'autre, et qu'on s'oublie trop souvent. C'est fou, on se sent si mal d'estompé ses souffrances par de subtiles mots, qu'on n'écrit plus, qu'on ne crie plus.

C'est vrai, mes soupirs s'emportent dans des océans de désir, sur les fleuves de ses sourires, mais, comme les bombes tombent, comme les bons tombent... pardonnez-moi d'aimer encore.

Pardonnez-moi d'aimer encore.



J'écrirai plus la semaine prochaine.
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Pensée des derniers jours:

"Le seul temps vraiment perdu est celui qu'on passe à regretter les occasions manquées."
-Grégoire Lacroix

Musique: " Solidad " - de Ricardo Arjuna

lundi, juin 20, 2005

Voyons sur notre Chemin
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J'marchâme sur l'île, faisait noir. Marchands d'amour, âmes en peine, me croisant, le soir abonde, trop justement, j'perd espoir, soudainement, le temps d'un croissant d'lune qui m'regarde et qu'un pleur s'abandonne amoureusement sur ma joue rugueuse. J'm'ennuie tellement, mais au fond, c'est de demain qu'j'ai envie.

C'que j'envie, putain, c'est intense. C'est d'la vie que j'veux. L'temps ne cesse d'recenser les moments déçevant d'mes nuits, que j'en perds mes sens, que j'en perds l'envie, que j'espère l'être qui m'hantera, tout le temps, tout le temps.

Le temps, c'est court, mais c'est long des p'tits bouts. On l'sait bien cependant, que c'est pas l'bout d'la corde qui règlera l'histoire. J'veux dire, l'soir peut bien être aussi noir, l'but c'est de garder l'espoir. D'mandez à Dédé. Dédé, des dés, y'en a joué, il est a juste mal lancés, au fond, on la cherche tous notre p'tite julie.

Jolie, jolie, sacrifice, qu'son sourire était joli. Mon ange qu'elle s'appellait, l'temps d'un instant, mais tellement longtemps, au fond. L'front moite, j'l'embrassais, tandis que d'grosses gouttes de sueurs masculines s'écoulaient l'long d'mon échine, peinturée d'ses griffes déchaînées, un chef d'oeuvre juste pour nous deux.

Deux, c'est mieux au fond. Un c'est bien, c'est vrai, mais l'lit est jamais assez chaud, assez confo, assez bien rempli, pour bien dormir. Mais j'divague, j'parle d'Amour enfin, mais en fait, c'est qu'j'ai trop d'rêves en même temps. Il faut aimer, au fond, mais pas s'empêcher d'vivre. Vous savez, j'laisse tomber les proses parce que l'temps est long, j'me guéris des ecchymoses de la dernière vie, j'change mon karma.

Car ma voix est Québécoise, et qu'c'est le temps qu'mon Pays soit plus qu'un hiver, long, froid et tout blanc. Blanc, vraiment? On s'en fout d'la couleur ici, en fait, comme on dit...

Le sang est le même pour tous, seules les couleurs changent, on finit de la même façon : On tend la mains aux Anges.

Alors, compatriotes, même si la Vie et l'Amour sont telles les rues de Montréal la nuit... sombres, silencieuses et éclairées parfois que par quelques lumières, mais qu'la seule qui nous éclaire vraiment, au fond, c'est la lune...

Perdons pas espoir.

Créons notre p'tit coin de paradis.

Vive le Québec libre!

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Pensée des derniers jours:

"En parlant des anges, on leur voit les ailes."
-Proverbe Québécois

Musique : " Vois sur ton chemin " - B.O. Les Choristes

dimanche, juin 19, 2005

Hope's waves
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La lumière se rarifie, la noirceur, comme un soupir trop rapidement dégagé, envahie rapidement mon esprit, me hante. Mes iris caressent ardemment des désirs d'extase crystalline, de courbes angéliques, un jour, venant les caresser d'un regard innocent, le jour s'imisçant joyeusement sur mes papilles gustatives.

Je gîs justement sur la piste boisée qu'est le sol silencieux de mon logis. J'finis enfin une année désordonnée dans la désobéissance de moi-même, de mon être, de l'inconsciente innocence volontaire à laquelle on tient éperdument.

Je change tout maintenant. Du moins presque. La lumière au bout reste la même, ce n'est que sa couleur qui change.

J'cherche mes maux, en vain, car sous l'poids d'mes mots, ils s'évaporent sans s'faire attendre, tel la sueur qui s'égoutte le long des recoins oubliés de ma peau.

Ma peau, si seule, presque vierge. Verrai-je enfin le soir solidairement? Qui sait, je ne suis qu'un être solitaire pour l'instant, les nombres pairs me rejettent. Je me jette sur la vie, je la mord a grandes dents. J'espère qu'elle va se faire sentir.

Se sentir en vie, enfin! J'oublie c'que ça veut dire, mais je ne m'égare pas tant que le train ne se gare pas à ma station.

Je prendrais l'occasion quand elle passera par là... j'ai des grandes jambes, et des grands bras.

Suffit de la saisir... de se resaisir.... Se resaisir.

Se prendre en main.. se prendre les mains. Prendre tes mains.

Prendre ses mains.

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Pensées des derniers jours:

"On n'est pas un homme quand on n'aime que soi."
-Fénélon

Musique: " Regen und Meer " - Juli

jeudi, juin 09, 2005

And if YOU didn't exist...
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La fumée parfume la Ville-Marie d'un goût de béton armé étouffant.

Mes poumons s'encrassent et s'enveniment incontestablement d'un air empoisonné. Mes idées s'enfument, mon crâne s'imposent contre les limites cauchemardesque de mon encépĥale, encore plus gris qu'il ne le voudrait, encore plus grand qu'il ne pourrait l'envier... l'envier... l'envie.

Je marche avec peine dans une fumée m'envenimant inlassablement, m'attirant inconsciemment vers le noir, le noir, le soir.

Choir contre un corps humide, si pure, un soir qui nous fait croire qu'on ne vit pas en vain. Enfin, On est esclave de nos passions, Ô chère Ange yougoslave, nos soupirs ôseront toujours défier nos joies conçues ces soirs là... ces soirs là... s'assoir las.
Las des temps passés à souffrir, J'me tue à voir l'image jolie d'une Laura aux baisers goûtant les vignes de la loire, aux caresses brûlantes comme la terre de feu, d'un rire ... d'un rire.... d'une rime.

Y croire, surtout, y croire sans cesse, même si c'est jamais suffisant de sans cesse savoir que l'aube arrivera demain matin.
Demain c'est loin, si loin, qu'on s'oublie toujours dans les carcasses sanguignolantes de l'espoir, suçotant l'envie d'une vie en paix, d'un monde sans soucis, sans sang giclant suite à une erreur humaine.
Demain c'est loin, si loin, qu'on s'oublie dans la fumée, poumons encrassés, mourrant, gueulant sporadiquement som nom, l'aura arrivera-t-il d'la haut? Un signe, juste un signe, un signe de sa part, sa part, ça part.

On s'encombre tous dans la fumée, grise comme nos coeurs condamnés. On s'nettoie l'épaule, repousse la faute, mais au fond, cette fumée elle ne fuit pas, fut-il qu'elle vienne que de nous, que de nous. Alors on marche sans cesse dans notre fumée, soupirant toujours un peu plus de gris, pour voir plus noir, et ça finit si simple, on s'étend, plus de blanc, plus de gris... Que du noir.

Mais que dis-je? Je paraphrase mon pays, je parabolise mon monde, mais au fond, j'y crois pas... J'y crois pas.

Je broie du noir que pour revoir le blanc.

Mais j'm'inquiètes pas pour vous, mon peuple, c'est l'printemps, le printemps d'nos vies.
Et si j'pars, si j'pars, on l'Aura, c'est certain, oh Laura, c'est certain....

Cette fois-ci, c'est la bonne.

Suffit d'se lever, et d'aller là ou l'Air est Bon.

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Pensée des derniers jours:

"Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps."
-Proverbe Afghan

Musique : " Chanter qu'on les aime " - Multi-Interprètes