Friendly Fire
=========================================
C'est vrai, mon soupir s'étire, et mes iris s'étiolent, sous les courbes de son sourire.
C'est vrai, Le Québec m'inspire, et l'empire en pire au royaume des buissons. Mais, mais, c'est son rire qui me tergiverse, qui me traverse, qui me bouleverse.
C'est vrai, le monde change, si grand, si grand... et pourtant, enfants d'Iran se rébellent, et l'on meurt en vain au nom d'un Q'ran si grand, et pourtant, et pourtant... Je n'pense qu'à elle, maintenant, tout le temps.
J'me sens coupable de ne pas être malheureux, c'est triste, au fond, sachant qu'des enfants meurent chaque instants, tête pleine de plomb, la triste réalité les frappant d'aplomb... mais que faire? Que faire? Devons-nous se condamner à n'plus rire, ne plus aimer, ne plus... ne plus?
J'écris ces mots en quelques temps, telle un symphonie largo sur laquelle on ne s'essoufle pas, parce qu'au fond, on ne danse que pour l'autre, et qu'on s'oublie trop souvent. C'est fou, on se sent si mal d'estompé ses souffrances par de subtiles mots, qu'on n'écrit plus, qu'on ne crie plus.
C'est vrai, mes soupirs s'emportent dans des océans de désir, sur les fleuves de ses sourires, mais, comme les bombes tombent, comme les bons tombent... pardonnez-moi d'aimer encore.
Pardonnez-moi d'aimer encore.
J'écrirai plus la semaine prochaine.
===============================================
Pensée des derniers jours:
"Le seul temps vraiment perdu est celui qu'on passe à regretter les occasions manquées."
-Grégoire Lacroix
Musique: " Solidad " - de Ricardo Arjuna

