jeudi, mars 31, 2005

Rêve-o-lution
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La fumée me flagelle. Mes iris s'hérissent, et un lisse filament grisâtre s'imisce dans mes subtiles embouchures bronchétiques. Je suffoque de bonheur toxique.

La lumière redondante, rouge, bleue, rouge, bleue, rouge, m'euphorise. Je vis l'extase enivrant de vivre un moment unique. Je fais parti du vide qui retenait le fil. Non, c'est faux, je suis le vent qui le rempli.
Mon coeur s'emballe, ma vue s'epilepsise d'adrénaline à haute dose, et j'appose roses et révolution sur nos corps, lourds d'ecchymoses. Je suis en overdose de joie et de jeunesse.

Le son agressament strident des structures policières m'éhonta brusquemma, que fais-je? Que suis-je? Pour défier ainsi loi et ordre? Pour s'effacer brusquement de la matrice sanguinaire? Ne suis-je pas qu'un simple citoyen?

"Qu'un simple citoyen", soupirai-je. N'est-ce pas le mantra de tout être humain inconsciemment vivant? N'est-ce pas l'épiphanie du pauvre? La punition essentielle du sale fraudeur?

Alors je citoie, je manifestive, j'encombre le système cancéreux de mes cellules rebelles.
Après tout, Je suis le système, NOUS sommes le système. Celui-ci meurt quand nous le voulons bien.

Et voilà qu'il agonise. Il beigne dans son sans argent, dans son univers encrassé de fumée première ministre, et pétrolifère, où prolifèrez viles âmes, détruites par le sens de l'envie de soi seulement, détriment des autres oblige.

La seule anarchie est celle de nos esprits.

Nous nous tenons donc, chers milliers de citoyens, dans cette fumée étouffante au couleurs policières, devant ce système...

Et demandons sa démission.

Mettons le feu aux cendres, et faisons en sorte que ce qui vient du peuple, retourne au peuple!

Amen.

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Pensée des derniers jours:

"La révolution consiste à aimer un homme qui n'existe pas encore."
-Albert Camus

Musique : " Boadicea " - de Enya

lundi, mars 28, 2005

Morgenstern
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Mon corps poilu est étendu rudement sous l'océan de douces et douloureuses douillettes de mon grand lit. N'étant pas imberbe, il s'imbibe dans ces rivières d'incertitudes, il s'imprègne sauvagement de ces cumulonimbus qui perfore mes nuits envieuses de rêves incongrus, mais à venir, sans buts, pour l'avenir. Il s'indigne des êtres mauvais osant inconsciemment le pousser d'un regard belligérant... pauvres insouciants.

Je me perds dans mes cauchemards grotesques... Mémoires défuntes d'une année d'Enfer, messagers déchus au coeur de fer.

Puis, telle une flèche en la vie larguée, mon iris bleuté est perforé, crispé, adorablement griffé...

Je rêvasse réveillé, du moins, crois-je... Rêvasse-je vraiment?

Ou est-ce le retour du Printemps?

Le Printemps... douce brise sereine en mon âme déchapellée. LE PRINTEMPS... mon ami, mon grand ami.
Ce frère que l'on perd soudainement. Ce Grand-Père qui nous quitte souriant.

Le Printemps, l'on mourra pour entendre son rire aux souvenirs amoureux nous berçer. Cet ère adolescent, dansant joyeusement sur ces airs endiablant.

J'apporte alors mon insigne sur ce papier blanc, en mon lit désordonné. J'écris l'hiver de ma vie, en ce noir sans vie, et je signe. L'on s'abandonne chaque fois à la nuit, mais le soleil est l'éveil.

L'éveil, le Printemps.

Je m'étais endormi, comme mon Peuple, mon Pays...

Mais, mais... on se réveille... on se Réveille.

Je vois déjà l'Étoile du Matin. Vive le Printemps... le Printemps de nos Vies.

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Pensées des derniers jours:

"On fait des révolutions quand le peuple n'a rien à perdre et tout à gagner."
-Alice Parizeau

Musique: " Pieces " - de Sum 41

lundi, mars 21, 2005

Just Be
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Cri hilare sortant rapidement de mon sourire large comme le Saint-Laurent,
Alors qu'en cette si sublime naissance de printemps, mon corps s'éveil sereinement.

Vous savez ces réveils volontaires? L'appel de la douche matinale, des frasques lumineuses s'effarouchant amourement au travers de chaque rides précaires de ce visage d'humain trop en vie?

Trop vivre, parlez-en à Marcel.

Quand un Grand Homme disparaît, le printemps apparaît.

Je suis donc assis, rêve en main, soupirs en vain, et je constate, souriant, que putain que je suis bien.

Je suis à bout de mots, bout d'émotions, sous les maux, sans égo, fou mollo, je navigue dans un océan de rien.

Mon peuple m'étonne, et me déchire, tant de maux à dire, à citer, s'exciter, "ex" citées constamment, j'me perds dans mes épiphanies.

Donnez moi quelques temps, j'suis qu'aveuglé par la beauté du moment, c'est pas tous les jours qu'on revoit le printemps...
Qu'on revit le printemps.

" La route vers le but fixé est longue et périlleuse
Souvent bordé de tavernes aux enseignes lumineuses
C'est dur de résister à l'invitation
De rester posé sur les rails comme un wagon

Telle une flèche filer droit sur la cible
Ignorer les ragots est la seule solution possible
Le temps passe trop vite pour que j'y prête
Une attention quelconque, je sais qu'en fait:

Tout le monde veut la même chose
Mais personne ne veut que tu l'obtiennes avant les autres
Partant, je roule pour moi, fils
Tant pis pour les autres si la médisance est leur hobby favori

Je suis sorti de cette période néfaste
où Tu te prélasse
en attendant que tout se fasse
J'avance fort de mes expériences passées
et je souris en voyant ceux qui s'empressent d'y aller "
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Pensée des derniers jours:

"Va où tu veux, meurs où tu dois."

Musique: " Les Miens " de - Shurik'N

mardi, mars 15, 2005

In Nomine Avus Patri, et Filii, et Spiritus Sancti
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Revoir le Printemps

La vie est belle, les Héros s'en écartent.
Naviguant en ces cieux aux couleurs disparates.
Ils trépassent sur des lits de lys aux senteurs d'Avril,
Printemps qui passe en délits sans pudeur, notre talon d'Achille.
Le temps ne s'y lasse pas, de Gatineau à Sept-îles.

Facta, non Verba.

La lumière orangée du Sud, s'imisce dans ses iris encore si verts,
en Verdun la vieille, triste survivante de cette héroique affaire.
C'était un patriarche, taillé dans le roc massif,
Son âme touchera l'Azur, en nos coeur si chétifs.

Fiat Lux, Is Morti

Ses Amours disparus, aux ferveurs de Québec,
Passion si secrète en mon coeur divulguée.
Les Anges de nos vies se relient, moments délectés,
enfin, l'Amour chanté, n'est plus un dialecte.

Memento Mori.

Le Soleil se lève sur Ville-Marie, Grand-Père.
J'observe sereinement les corbeaux crier la grandeur de ton Âme,
tandis que les saules pleurent, s'agenouillent et honorent un si grand Roi.
Tu sais, tu seras mort avec l'Hiver, mon cher,
et malgré mon coeur, lavé dans un océan de masculines larmes,
je sens toujours les fleuves ancestraux de ton sang couler en Moi.

Veni Vidi Vici

L'immensité blanchâtre se couvre de couleurs printanières,
Comme s'ils étaient heureux d'enfin t'avoir accueillit
En ce Paradis mielleux, où Famille et Amis doucement, déblatèrent
sur la Beauté des Femmes, du ciel, et du bon goût des sucreries.

Tu sais, Grand P'pa,
après tout, j'crois que tu l'as revu le Printemps.

Carpe Vita

Marcel Cromp - 1924 - 2005.

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La Lettre
Shurik'n



Si tu lis cette lettre, c'est que j'ai dû m'absenter,
Un peu avant qu't'arrives mais j'pouvais pas rester le taxi attendait,
Que faire je sais plus par où commencer, j'avais plein de choses à dire,
Mais pour écrire j'suis bloqué,
Mais j'vais m'lancer,

Tu sais la vie c'est pas toujours comme on veut,
C'est souvent comme on peut,

Et j'ai fait comme j'ai pu pour que ton père vive mieux,
Je lui ai appris la valeur de l'argent,
Parce que dans ma famille un franc, c'était un franc gagné durement,

Le mien s'est tué au boulot, manque de pot je portais pas d'polo,
J'étais pas en guenille non plus mais au goûter y avait pas d'pépito,

Le préau était un stade de foot, un champ de shoot,
Cloué sur les bancs d'la classe y avait pas foule,
Fais pas comme moi, l'école ça aide des fois,
Plus tard tu t'en aperçois avant de t'en mordre les doigts,

Bosse et ne baisse pas les bras,
Pense à celle qui va se faire tant de soucis pour toi
A chaque fois que tu sortiras,
Celle qui te borderas toutes les nuits,
Et les jours où tu seras en colère après elle repense s'y,
T'en auras jamais deux comme ça, retiens ça,

Et n'écoute pas les cons qui pense qu'un homme ça ne pleure pas, crois moi,
Et si j'ai pu partir un doigt levé, pied de nez à la guigne,
Finalement j'ai gagné, à travers toi j'm'en suis tiré,

Te demande pas pourquoi j'ai la réponse ici,
Il fallait que parte pour que tu viennes, c'était écrit petit.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y' a toujours deux personnes sur qui tu peux compter,

Et ça tu l'sais.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,

Et ça tu l'sais.

On choisit pas ses parents, t'es pas trop mal tombé,
Pense à ceux qui vivent au foyer, avant de grimacer devant ta purée,

Tu subiras un peu les vannes des potes plus à la mode,
Fais pas un flan à ta mère pour une paire de bottes,
J'ai transmis mon art à mon fils, il te le transmettra,
J'espère plus tard, comme ça, tu s'ras paré pour les bagarres au lycée,

Tu va te chiffonner pour un "ta mère la pute", même si c'est pas vrai,
Je sais j'l'ai, s'il fallait je recommencerais,

Il t'apprendras à ne pas craindre la nuit,
Il te dira que c'est pas grave si tu pisses au lit, lui l'faisait aussi,

Il te dira que le sang est le même pour tous, seules les couleurs changent,
On finit de la même façon, on tend la main aux anges,

Il n'y a qu'une chose qu'il ne dira pas,
Faudra que tu l' devines dans son regard,
Entre homme on se comprend, on parle pas,

Mon père n'étais pas bavard non plus,
Paraît que j'ai le même caractère,
C'est vrai qu'au tien j'ai rien dit de plus,

Faudra que tu comprennes, que tu sois indulgent,
Ne joue pas les enfants gâtés,
Où le jour où pour sortir il te manquera des francs,

C'est mon seul regret, j'aurais voulu être là,
Te faire sauter sur mes genoux, devenir gâteux quand je te vois,

Tant pis, c'était pas marqué sur mon carnet de santé,
Le doc a dit que j'pouvais pas rester, alors j'ai dû m'envoler,

Mais si tu t'sens trop seul, largué,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,

Et ça tu l'sais.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours deux personnes sur qui tu peux compter,

Et tu le sais.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,

Et ça tu l'sais,

Tu l'sais.

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Pensée du Dernier jour:

Aucune. Faites comme Marcel: parlez-moins, Agissez!

grandsparents2004

Abus du grand pere

Musique: " Nés sous la même Étoile " - de IAM

vendredi, mars 11, 2005

Spanish guitar
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Je suis étendu paresseusement sur mon lit douillet, bien au chaud, tel un adorable minou s'évachant gracieusement de tout son long n'importe où, et ayant l'air terriblement bien, confortable dans son poil grisonnant, ronronnant. C'est le maître du monde.

L'écran m'illumine secrètement, et l'on découvre, si l'on porte bien attention, un sourire discret lorsque j'ouvre sa fenêtre décorée royalement, d'"Aime et Sème".

La vérité c'est qu'en secret j'm'imagine la bordant le soir, lui offrant mes lèvres juteuses sur son front brûlant. Lui murmurant des prières subtiles au nom de sa sublime beauté, pendant que ces paupières dèmaquillées se referment sur un monde merveilleux.

Mais pour l'instant, l'écran s'illumine rapidement, et j'lui écris entre les lignes, comment les étoiles pourraient être jolies si elle se prêterait à mon ciel, question d'une nuit, ou deux, si elle veut. Et mécenne oblige, je n'puis naviguer librement sur l'océan de ses pupilles.

Je me dérobe à mon lit, il est maintenant froid, et SI GRAND, sans elle, ni plumes. Mes passions outrepassent les frontières irréelles limitant ardemment mes mots, échangés sur le courrier chaud. Le Félin se fait pèlerin, et l'avenir devient présent... Je la désire, mais les mots ne me suffisent plus.

Et je m'offre, et je m'offre, et mes cennes ne suffit plus.
Et je l'aime, et je l'aime, mes soupirs inentendus.

Tu pleures ce soir, des larmes digitales,
Demain je t'offre la gloire, sur un lit de pétales.

Risques.
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Pensée des derniers jours:

"Ce soir on vous met... Ce soir on vous met le feu!"
-IAM - Hymne OM

Musique: " Référence " - de Chiens de Paille

lundi, mars 07, 2005

God Knows How It's Hard... Does He?
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Confessions d'une âme dangereuse:

Dieu est mort.

Des êtres, divins bien souvent malgré eux, tiennent ce qu'il reste du monde, du moins, ce qu'il reste de cohérent en ce bas territoire, par les minces ficelles d'innocences qui les relient, les uns aux autres.

Le Paradis n'est plus.

Certains chérubins co-existent, malgré tout, de manière symbiotique, sur quelconque cumulus plus haut, mais il faut vraiment savoir se noyer au septième ciel pour rêver d'y arriver. La clé de ce choeur est cachée, et on ne peut la trouver qu'à l'aveuglette. La vérité, c'est qu'il faut bien souvent être aveugle pour voir.

La Vie n'est qu'un Test.

Après la Guerre Sainte, après la chute des Anges, Archanges restant, malgré Dieu, ont compris. L'entrée au Paradis ne sera plus gratuite, mais elle ne coûtera rien. Trop d'Êtres messianiques ont vendus leur âme aux prophéties sanguinaires... et pourtant, qui a osez croire que l'on imposait la liberté? Quelle incohérence abyssale. Le Bien n'est fait qu'innocemment. Le mal est volontaire. La Vérité, c'est que c'est l'acte conscient de vouloir rendre inconsciente son âme qui trahit, qui corrompt, qui entraîne Cerbère vers sa proie.

Je ne serai pas admis plus Haut.

J'ai perdu mon innocence en dévorant celle des autres. Je suis le corrupteur d'Esprit. Je dévore l'enveloppe corporelle ardemment, en ne laissant qu'une âme charnelle sublime et douce tel un regard animal, purement innocente, face au désir, face à la passion. Je la désarme. Je lui fait l'Amour: on se Passionne.
Puis, je la quitte. Je la laisse, errante dans un abysse physique, sans corps. Je la laisse, tel un drogué est foutu dans la rue. Cherchant sa survie, de portes en portes. Et pourtant...
La Vérité, c'est que certaines choses ne devraient pas être corrompues.

Ce qui est supposé arriver, ne doit pas arriver.

L'on doit saisir soi-même avant de saisir le jour. L'on doit saisir la vie avant la nuit.

La vérité, c'est que les actes parlent plus que les mots, et qu'on ne reconnaît pas un Ange par ce qu'il fait, mais par ce qu'il ne fait pas.

Et n'oubliez jamais... comme on rêve d'un Ange, on lui voit les Ailes.
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Pensées des derniers jours:

" Il n'y a point de hasard."
-Voltaire

Musique: " Tu ne sauras jamais " - Les BB ( Ahhhh la jeunesse! )

vendredi, mars 04, 2005

No Reason To Cry Out Your Eyes
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Ahhhh.... Ces Amantes...

Ces Angeresses aux ailes blanches lactées. Ces Angeresses aux cornes pointues, à l'échine dorée et intriguante comme un ciel d'avril, et au sourire gentillement Machiavel.

Ces femmes osant se perdre dans le royaume chaotique de l'érotisme masculin.

... Qu'en faire?

Doit-on les garder et les chérir, telles des êtres d'une beauté subtilement suprême, envoyées des cieux comme guide? Doit-on ainsi envier leurs courbes désirables et délicatement découpées chaques matin, soirs, et autre moments indiscrets? Doit-on leur garantir un voyage pour l'extase sans retour?

Doit-on les traiter de monstres de chair, remplie que d'un désir intrinsèque de débandades sexuelles désiquilibrées et superficielles? Doit-on leur serrer frénétiquement la chevelure, non pas par désir de découvrir l'Ange caché sous le costume, mais par simple envie matérialiste d'amour de soi, tel le Chasseur armé de fusil se tient au dessus de sa proie? Doit-on éviter leur regards par peur de trop parler?

Ma vérité, en fait, après m'être fait maintes fois agressé par des êtres divins déchus de manière temporaire, est que la réalité Lucquienne se tient dans la première constatation, bien que celle-ci se beigne parfois dans la seconde. Il est plus important que la première prévale, toujours, sinon, l'amante se perd dans son éthymologie.

Une vérité universelle, malgré nos attentes plus qu'espérantes, est que l'amante devient aimante, ou que l'amant devienne aimant. L'amant aimant l'amante, ou l'aimante aimant l'amant, peu importe, l'un ou l'autre se ment amoureusement.

Doit-on pourfendre ces relations indignes de tels êtres célestes? Garder leur innocence si admirablement adorable? Ni a-t-il rien de plus adorable que cette innocence sexuelle en Amour, après tout? Doit-on ne pas faire de douces sépultures à leurs jolies corps intelligement décorés? Doit-on résister à l'envie abyssale de cette chaire féminine au goût salée et de cette nuque presque vierge, ne demandant qu'à être dégustée avec envie par notre rude langue envieuse, et nos canines carnivores mordant juste assez, mais pas trop?

Non. Il faut se laisser tenter. Le côté obscur n'est que toutes ces raisons de vénérer la Vie. Rien de plus, rien de moins. Après tout, la tentation n'est-elle pas un synonyme de célibat? Les deux sont plus qu'intimement liés... ils baisent ensembles!

Ahhh... ce Désir... ce Désir...

Mais sachez ceci, Ô Anges frivoles, et intriguées, je corrompt plus que l'eau salée sur l'acier glacée, plus que le temps sur votre visage encore tout jeune. Je suis le corrupteur d'Esprit, d'Anges, je suis le maître de Pandore. Je suis trop dangereux... et pourtant... et pourtant...

Or, voilà, ces Amantes, l'on doit les corrompent divinement, innocement. Car la corruption peut être plus que douce et sereine... Elle peut être orgasmique.

Laissez vous subtilement tenter par l'appel torride de ces soirées au goût des vignes françaises, et de ces ongles joyeusement plantés dans sa cuirasse rouge sang, aux besoins imprenables. Le retour de l'Amour ne sera que meilleur.

Allez...

Mais sachez tous ceci, lorsque la transformation de l'amante en aimante ou de l'ainsi de suite arrivera:

Je t'adore autant que tu m'adore. J'adore autant tes courbes gracieuses, tes fesses à la douceur de pêche, et tes seins si fermes et durs, que ta présence calmante et confortable. Mon corps s'adapte anormalement bien à la forme que ton corps imagine sur mon sofa, grand comme un terrain de jeu. J'adore autant qui tu es, que tu adore l'immonde homme poilu, puant, et barbare que je suis.

Ne crois pas que tu m'adore plus !

J'ai mal, j'envie, je m'ennuie, je jalouse, j'imagine et j'espère autant que toi.

Je sombre autant que toi dans la douleur. . .

La différence, c'est que Je l'accepte.

Ahhhh.... Ces Aimantes...

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Pensée des derniers jours:

"Bien dire fait rire, bien faire fait taire."
-André Dacier

Musique: " Bien dans Rien" - de Ariane Moffatt