mardi, novembre 30, 2004

Those Sweet Words
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L'automne s'endort déja sur le bas de ma porte, comme la petite fille aux allumettes. Elle s'endort, sans tambours, ni trompettes. Un soupir glacé de plus, ou de moins... Une valse de pleurs glacés se berçants, se figeants, n'allant jamais bien loin.

Je rêve réveillé, mais non éveillé, je dors debout, et vis endormi.

Comme l'Automne s'assoupi contre notre porte chaudement entre-ouverte, je m'évanoui. Je me laisse divaguer aux souvenirs de soupirs, aux cendres rallumées, aux rires résonnants sarcastiquement profondément dans ma boîte crânienne. Je m'exaspère. Lorsque notre sourire s'enfuit, comme un courant d'air, pouvons-nous le rattraper?

Il me faudrait les ailes d'un Ange.

Et si j'avais les ailes d'un Ange....

...

Terrible entropie systématique revivant constamment mes fausses équations. Mes infâmes illusions désillusionnées par une passion à moitié dévorée. Une joie passagère au regard d'un souvenir. L'ignorance était malgré tout, une jolie petite épiphanie. Je m'en ennuie.

L'Automne aspire à un long repos. Elle agite ses ailes contre les fragiles parois de mes fenêtres. Sa noirceur m'inspire, soirées insignifiantes loin de ses sourires, loin des rivières de ses courbes, ou j'irais, volontier, chavirer quelques nuits.

Novembre disparaît, sous un ciel drapé d'un noir anarchique. Cela n'indique rien qui vaille.

Mais à quand le drapeau blanc? À quand la fin de ces terribles canailles qui, dans mes entrailles, se tiraillent ardemment? Si la tristesse est une rapace, l'Amour est certainement une charognard ignoble.

L'Automne divague contre ma joue, encore blanche, toujours glacée. Mes cheveux raffolent de ses caresses agressives, longues soirées passées. Elle déferle ses pleurs sur ma longue armure noire. D'immondes larmes perlent par-dessus mon être, alors que d'innombrables âmes s'éteignent en ce moment, terriblement pénible.

Novembre mourra demain, et l'Automne suivra.

Que la noirceur disparaisse, serait très bien. Surtout, surtout, si la blancheur de l'Hiver peut venir me réchauffer, me faire danser, et me faire patiner... enfin.

J'aime mon pays, mais c'est un vrai hiver pour l'être solitaire.

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Pensée des derniers jours:

"Bush was wrong: There's three kinds of persons;
Those who believe the glass is half-empty...
Those who believe the glass is half-full...
And Those who believe it's Enough"

-RedSaber

"La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre."

-Albert Einstein

Musique: "Feelin' The Same Way" - de Norah Jones

vendredi, novembre 26, 2004

Sometimes... You Can't Make It On Your Own.
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Ces méfaits... Ces faits sans effets, ou presque. Sache, angeresse, que si ce n'était de ses attraits, de son effet vertigineux sur tes adorables petits yeux foncés, rien de toute cette vie n'en vaudrait la peine, la tristesse, en effet. Rien. Quelques secondes dissoutes dans un océan de naïveté, quelques respirations vaines disparues... Tu vivras encore, crois moi.

Je sais que tu lis, mais que tu n'oublies pas.

Ne perd pas cette passion presque désillusionnée, et cette manière de soupirer chaque pleurs sur un fond de Requiem à l'Amour et Tristesse. La symphonie vivante de chaque battements de ton joli regard est une pièce unique.

L'Amour est un patient gravement malade que l'on doit sauver.

Chère Ange, n'abandonne point ton sourire au lever de la Lune. Le Seigneur noir n'est pas innocent.
Chair amère, qui fredonne un hymne de fou rire, jalousie de chacunes. La grande Heure n'est pas si décente.

La décence, ne la perds surtout pas, mais paire toi absolument dans les dédales de l'indécence. La vie n'est pas le départ, ni l'arrivée, mais c'est un candide labyrinthe.

Je ne sais que dire, si ce n'est que tu dois vivre avec Passion.
Je n'en fait que dale, car je n'suis qu'un diseur d'images, sans Ailes.
Vole, autant que tu le peux.

Et si tu tombes, tombes avec grâce.
J'irai volontier dessiner un sourire sur ton impossible visage.

Vis, marchande chaque soupirs avec Amour. Relationnalise tes expériences en instants fleurissants mourant sur la grêve d'une île aux pleurs bleus. L'âme frère reviendra, un autre matin, pour l'instant prépare ton lit, et fais toi femme. Rend les courbes de tes joues courbées incandescentes, et maquille toi, pour en rendre le grand Seigneur fou. Soi belle, et femme. Tu as si bien commencée!

Carpe Diem, douce Ange au nom de la Mère et de son apôtre.

Pleure... mais souris.
Un si joli rire, c'serait un sale gâchi!

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Pensée des derniers jours:

"Carpsi M.E.G.A. .... enim cras Moriemur"
-Bah.

Musique: "Immortal" Live à Paris de Evanescence.

lundi, novembre 22, 2004

Friends of the Daylight
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J'ai tellement sommeil, mon cristallin se crystalise, ma vue se glace, se remplie de fluides indécents.

Je ferme les rideaux sur mon monde d'illusions, de caprices, et de passions exhaustives.

Mais ce n'est que le triste noir. Les doux rêves ont vite fait de s'éloigner de moi, d'un reconnu corrupteur d'esprit, un reconnu chasseur d'Archanges.

Je vis mon chemin de croix au plus profond des abysses. Vivre sans passion? Survivre!
Vivre sans passion... c'est enlevé l'hydrogène de l'oxygène dans une molécule d'eau, c'est brûlé l'azote dans l'air.

Vivre sans passion... quelle blague, quelle triste blague. J'en ris presque.

À chaques instants que mes cils profondément blonds s'embrassent, que mes globes oculaires roulent... je meurs une autre fois.

Cette profondément précise boule orange n'est qu'un vieux rêve oublié, un ennemi à abattre. Il me brûle, il me tue... Il est mon guide vers les portes de Cerbère. Je sens chacun de ses rayons faire ressortir chez moi une presque joie qui m'éviscère. Un dangereux sourire, inhumain.

Et j'attends, tel un sans-abri, qu'une autre journée me torture, me brise, me dévore joyeusement les restant d'espoir, j'hante les rues en échange d'un sourire Angélique, mais c'est machiavéliquement vain. Carpe Diem.

Ce soir... ce soir... petite créature adorable...

Ce soir, je t'aimerai, ce soir... tu verras.

Carpe Noctem

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J'ose toujours dire, que la Solitude n'est pas un État pour les Esprits faibles, car ils se perdraient dans sa complexité, je le crois toujours.

Qu'est-ce que se perdre dans la solitude?

Selon moi:

1) Vivre, dans l'illusion, de l'inutilité absolue de l'Autre. De la survie du Je. Du soi-même. De l'autonomie, de l'indépendance, du "je suis bien ainsi".

2) Vivre, dans l'obligation, de l'utilité absolue de l'Autre. De notre survie sur Lui. Du nous-même. De l'oublie du "pourquoi je l'aime". De la dépendance, du "je ne peux vivre sans lui".

Comment survivre la solitude alors?

Devinez ;)

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Pensée des derniers jours:

"Dieu existe-t-elle ?"
-Patrick Sébastien

Musique : "Thirsty" - de Ol' Dirty Bastard et Black Keith

samedi, novembre 20, 2004

Isn't Something Missing?
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Je m'étends sur le sol, tranquillement, palpant calmement le sol glacé de mon appartement.

Le bois franc et honnête craque sous mon poids, comme si j'étais trop lourd, je ne suis qu'un corps gras sans grâce.

Puis, suivant la terrible mélancolie de son existence, mon corps se raidit brusquement. S'allongeant de tout son long, tel un cheval mort, un poids de moins sur nos consciences.

J'appui enfin ma tête contre le sol, suivant l'harmonie tristement sereine du reste de mon être. Mes bras loin du corps, je maitrîse l'art de m'étendre, sans attentes. Je suis en symbiose avec la solitude, je deviens Un avec la tristesse.

J'osculte la couleur obscure de mon vieux plafond. Mes iris oscillent et observent obsessivement les obèses déformations de celui-ci: il n'est pas parfait. Il est jaune, salie par les années, désabusés par toutes les obsénités passées sous son toit. Je le comprends.

Mais je suis trop triste pour en être accablé. Sa vision à outrance me décourage, me désespère.

Je ferme les yeux, comme si c'était normal.

Images et angeresses hantent l'antre de mes pupilles assoupies. J'en ris, habituellement, mais pour l'instant, la triste réalité est un sursis pour mes pleurs, qui ne se gênent pas: ils me dévisagent loyalement de rivières et ruisseaux de flots salés et amers. La mer... la mère de tous espoirs, un océan de rêve, celle dont les multiples facettes me déchirent, m'outre, autant d'un côté que de l'autre. J'imagine déja le bleu du ciel flottant sur leurs paupières européennes, quelle classe... Arg... Belzebuth, de grâce!

Puis-je faire un pacte avec le diable, si je suis le seul démon qui dévore mes pensées?

La peau de mon visage s'hydrate, comme ma tête, baignant dans un océan de larmes.

J'ouvre les yeux.

La réalité me désarme, malgré moi, n'étant qu'armé de désespoir. Mes globes oculaires cherchent en vain la vérité... en vain dis-je. Les pièces sont vides, de sens, de joie, de vie, de personnes. Rien n'est à sa place, mais tout est ordonné. Je cherche mais comprend enfin que ...

Je suis la seule personne manquante.

Mon coeur est ailleurs, mon corps est presque mort. Ma raison déraisonne et images de requiem ténébreux résonnent dans mon crâne de sapiens sapiens. Je brille par mon absence. Quelle triste étoile je fais, ainsi sur le sol, seul dans mon univers.

Je me lève.

Je soupires.

J'ouvre la porte,

et Je sors.

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Pensée des derniers jours:

"C'est notre heure. Nous devons être jeunes et vaincre."

-Federico Garcia Lorca

Musique: "Missing" - de Evanescence

vendredi, novembre 19, 2004

A Bitter Lullaby
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Rien n'est plus triste pour un poête, que de se sentir vraiment mort.

De ne rien sentir.

De ne rien goûter, de ne plus se souvenir de l'ivresse d'un baiser inattendu, d'une gorgée de parfum de femme, d'un regard aimant.

D'être mort.

Que notre corps et notre coeur abandonne. Qu'il n'y existe rien d'autres que le vide dans l'immensité de notre être glacial.

D'être froid.

De ne plus trouver les mots.

Rien n'est plus difficile.

C'est définitivement l'Hiver de ma vie.

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Pensées des derniers jours:

"J'aime donc je vis"

Musique: "Lullaby" de Bond

dimanche, novembre 14, 2004

That made me go "Oh oh"
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Prologue:

Ses yeux..

Ses yeux...

Ses yeux sont comme le Soleil. Ils sont si jolis, qu'il est dangereux de les regarder trop longtemps.

N'est-ce pas bizarre que les choses les plus jolies au regard face mal? Ou est-ce peut-être seulement une période d'adaptation?

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Les rideaux s'ouvrent:

Un Ange apparaît. Habillée d'un long manteau de couleur beige, presque cuir. Une chaleur blanche en flocons uniques se ballade au son de la brise d'Automne.

Le constraste est superbe. Une joie blanche naviguant parmi les fleurs d'arbres inachevés. Une oeuvre d'art se peint naturellement, de manière céleste.

La magnifique créature céleste se promène, sous des chaînes de chênes se déchainant calmement au passage de sa sereine présence. La scène est presque qu'inhumaine, l'Être capte l'attention des éléments les plus élémentaires.

Elle est seule.

Du moins, croyais-je. Croire est une jolie illusion pour ne pas avoir mal, pour ne pas souffrir.

Mais l'humain faillible et mortel que Je suis ne feint pas la souffrance. Il la craint, mais je la fui pas. Je suis, comme tous, un petit héro.

Elle est seule.

De l'autre côté de cette rue en béton, froide et damnée. Ce béton d'une froideur criminelle.

De l'autre côté de la scène, de la seine. Si sereine en ces bas fonds. Un sourire d'une chaleur démentielle.

Je suis seul.

Sa grâce m'inconforte, le moment est opportun et pourtant, l'importance du geste me fige. Sa démarche frôlant l'utopie est incompréhensible. Les arbes s'agenouillent, à son passage. Les oiseaux chantent à la beauté de ses traits nobles. Même le béton prend vie.

Même le béton prend vie.

De grâce, Archange!

Cette rue presqu'océan est rigide. Je pourrais me noyer dans l'océan de ses iris, mais est-ce que je sais nager? Même les Démons ne sont pas frigides. Devrais-je? Devrais-je?

Devrais-je?

Nous marchons.

De chaque côté du Monde. Un univers nous séparant. Le flux logique du temps stoppant temporairement à chaque sourire distant, à chaque regard indiscret. Nous sommes à portés de soupirs, mais une mer d'asphalte nous divise, un monde de Pilate nous dévie. J'hésite. J'hésite.

J'hésite. L'Hésitation est la Mère de toute fins.

Elle s'engouffre dans une porte, claire, mais si sombre et lugubre. Si jolie mais si repoussante.

Je déteste cette maison.

Elle disparaît.

L'Ange disparaît....

Je tombe sur le sol, glacé comme mon coeur.

Et je meurs.

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Épilogue:

La morale de l'histoire : Qui ne risque rien, n'a rien.

Il est vrai : Je pense donc je suis.

Mais j'aime, donc je vis.

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Pensée des derniers jours:

"Un remords vaut mieux qu'une hésitation qui se prolonge"
-Henry de Montherlant

Musique: "Il faudra leur dire" - de Les Enfoirés 2004

vendredi, novembre 12, 2004

A Sigh, A Saint ... And A Sinner.
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*Harmf*

J'expire tranquillement, mais l'inspiration me lasse. Elle me laisse là, elle me lèse cruellement dans un moment enivrant.

L'Ange se tient, assis, noblement, à quelques soupirs de moi. Elle fixe le tableau vert jungle brûlée, tacheté de blanc poudre, devant elle. Elle m'ignore. Du moins, elle ignore que je savoure l'or moulant ses courbes, et que je dévores son parfum de mon regard carnivore. Ignore-t-elle vraiment? Pêche-t-elle en silence, ou prêche-t-elle l'innocence? Peu importe, j'en perds tous mes sens.

Elle est le fruit berçant sur les branches de l'Arbre sacré. Fruit divin, vraiment. Vraiment n'est pas le mot, mais j'réfléchi peinard, à ces maux qu'elle me causera, tôt ou tard, et définitivement, vraiment est vraiment loin de la vérité, mais ce qui est céleste ne peut être approché par mes indignes mains.

Elle se laisse voguer sur l'Arbre de l'Innocence. Au gré de la brise sur la grève. Devant moi, à porter d'inspiration.

Je me laisse tenter par mes sens, vers son essence de jouissance.

Sa peau est un fruit que l'on délecte royalement, comme un dernier repas, avant l'oubli.

Ma langue rude et rugueuse, dégusterait l'exotisme de sa nuque, brunie par nature, d'une passion fulgurante et enflammée. Un goût de pêche en extase, uphoriquement douce et sucrée, purement féminine et salée.Ce cou est une création divine, on y mourrait pour y mordre, et l'on peut mourir une fois mordu.

J'explorai consciemment chaque parcelle de ses pores excités. Je prierai à sa beauté angélique, sur le rebord de son ouïe, en lui dévorant ardemment ses extrémités adorables. Je laisserai ma peau rude d'Homme à la barbe blonde, pénétrer ses joues soupirantes, expirantes, inspirantes.

Je me laisserai captiver par les plages infinies de ses lèvres, et je rêverai consciemment de ce paradis vivant. J'arrêterai un instant, pour admirer le sourire innocent qu'elle arbore, sur son visage puritain, et béatifier la chance que j'ai.

Puis, l'Enfer se jettera sur elle, et je m'abreuverai à ce Feu. J'apprécierai tellement chaque instants d'amour profond, chaque coups de langues, que Séfiroth en sera jaloux. Chaque fois qu'elle me mordillera la lèvre, en manque de quelque chose, ne voulant pas, en vain, partir. Je serai au paradis, avec un Ange déchaîné.

Ce sera un délice.

Et je prendrai mon temps... tellement. Je prendrai mon temps, vraiment.

Ce sera un véritable délice, et la quitter sera un supplice. Ce sera ma marche en Enfer. Ce sera un envol amer, sans un retour sur Terre. Ce sera quitter le temps vers l'infinité. Ce sera, oublier les années, et vénérer les instants. Ce sera l'Enfer abyssal, d'un lit glacial. Ce sera...

Comme à chaque jours.

Elle est le fruit impossible. Un soupir d'inspiration. Elle est l'Ange qui pêche. Je suis un Démon qui prêche.

Elle est le fruit Divin, flottillant joliment au désir du temps, perché sur les branches de l'Arbre Innocence. Elle se tient à porter de caresses...

Mais je ne peux pas l'atteindre.

Je ne peux l'atteindre.

*Harmf*
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Pensée des derniers jours:
"L'amour donne le vertige, mais son vertige, si intolérable qu'il soit, est un délice infini."
-Hubert Acquin

Musique: "I've Got To See You Again" - de Norah Jones

jeudi, novembre 11, 2004

After these messages.... We'll be RIGHT BACK!
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Voilà, quelques soupirs rapides, limpides. Le temps d'une paix entre deux bombes, parmis les petites et innocentes tombes. Ce genre de paix durant laquelle, notre coeur succombe, et que dans nos yeux, la haine arrive en trombe.

Je me dois de quitter, mais je reviendrez, tout à l'heure, et j'écrirai, avec rigueur, et j'expirerai, avec malheur, ou bonheur?

J'écrirai tantôt.

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Pensée des derniers jours:

"We (the Arabs and the Jews) are cousins, and we were living, during the whole history, as brothers"
-Yasser Arafat
(de RedSaber : Vous voyez... même des terroristes peuvent dirent des choses intelligentes parfois! Y'a de l'espoir!)


Musique: " I'm not Okay ( I Promise ) " - de My Chemical Romance

samedi, novembre 06, 2004

The End of The Human World - Part Three - Purgatory
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J'étais assis. Je jetais symboles et signes sur le sol.

Pleurant la mort du monde devant moi, gîsant.

Riant en vain, et donnant ma main à mes amis, Enfants du Paradis.

J'Assistai au dernier souffle de souffre du Monde. Puis je mouru. Du moins, je crois.

Croix, vraiment? Je ne crois plus, je ne sais plus. Je ne peux plus croire, autant à la lumière, qu'à la force qu'y m'ouvre les yeux pour la voir. Le désespoir croît en moi.

Je sais ceci, et je saisi le vent, pour vous en faire part, tôt ou tard, mieux veut vivre le temps que jamais:
Il faisait noir. La froideur glaciale d'une brise de février asséchait ma peau. Mes cheveux me flagellait mon inhumain épiderme, je croyais porter ma couronne d'épines. Mon échine se raidissait. Je tombais, Je tombais.

Puis: J'ai touché le fond du baril, le point de non-retour.

Le choc fut terrible, j'ai senti mon crâne s'écraser contre une surface de glace, et quelques fissures se formées. Je n'eût point mal. La douleur ne m'atteint plus. La chute fut bien pire. Le Bien, en ce moment de solitude humaine terrible, serait la pire des tortures. Le Bien... une vieille illusion bouffée par des mites, me dis-je. Un vrai mythe pour s'donner des vertiges.
Pensée intacte, je songes: L'important est-ce la chute, ou l'impact?

Encore dans la brûme. Je me soulève.

Tout est gris. Rien n'est que lumière, rien n'est que noirceur. Je me tiens dans un brouillard profondément neutre. L'air frais se colle à ma peau, à mon corps, encore tout chaud. Tel un met fraîchement servi. Je suis en sueur... ou est-ce de l'eau? Peu importe, je marche.

Je marche dans la brume. Tête dans les nuages.
Je marche sans ma plume. À laQuête de pages.
Je marche dans l'écume. Arrêts de la Rage.

Devant Moi. Devant moi, un être se dessine, descendant, scandant des scandales divins. Enfin un destin décent, mon dessein descend!

Le Juge s'arrête devant moi, je m'arrête devant lui. Il n'est ni beau, ni laid. Ni grand, ni petit. Il est inodore, incandescent, innocent, ignorant, inimpressionnant. Il est, c'est tout.

Il me juge en silence.

Pourquoi? POURQUOI?
Qu'ai-je fais?


" RIEN "

L'épiphanie soudaine, lorsque Le Juge prononce ce mot.

Un RIEN nous tue. Un RIEN, à tuer le monde.
Et nous n'avons RIEN fait.
RIEN.
Je suis victime de RIEN. Je suis coupable de RIEN.

Ce n'est pas le monde qui gisaît sur le sol. C'était toi, c'était lui, c'était vous, c'était nous, c'était moi.

Et je n'ai RIEN vu.
Le monde n'est RIEN sans nous.
Je ne suis RIEN sans lui.
Sauf un ombre dans une brume sans lumière ni noirceur.

Ironique?

Je soupires, de manière méchanique:

Rien fait!...

Rien fait?
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Pensée des derniers jours:

"Heureux est celui qui n'a jamais connu le goût de la renommée ; l'avoir, c'est le purgatoire ; le désirer, c'est l'enfer."
-Lord Lytton

Musique: "We fall We fall" - de Dead Celebrity Status

jeudi, novembre 04, 2004

The End of The Human World - Part Two - Funerals
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J'ai pleuré.

Je n'ai pas dormi depuis.

J'ai pleuré les morts subjectives, qui viennent tout juste de disparaître par milliers, de nos mémoires collectives. J'ai pleuré 3 millions et demie de larmes pour chaque fausse prière. J'ai pleuré les milliers d'Anges déplumés barbariquement, pour se faire bouffer la bonté sur le dos.
J'ai pleuré les millions de futurs fantômes. J'ai pleuré la monté et la descente des petites créatures.

J'ai vu le Monde se faire hara-kiri.

J'ai vu le Monde se faire offrir le choix de prendre ou de refuser la dague noire, le cadeau empoisonné.
J'ai vu le Monde faire le choix de prendre l'objet damné, de manière joyeuse et déterminée.
J'ai vu le Monde se planter, volontier, la lame sans larmes, de l'Arme blanche pourtant noire, voire infectée, dans les viscères, s'éviscérer, et remonter vers le restant de coeur. Notre coeur se meurt.

J'ai vu le Monde se faire hara-kiri.

Je suis maintenant assis, sur le restant de vie qui me reste. Sans vie, du moins, presque. Coeur dans la main et main sur le coeur, menton accosté sur le poing, comme un navire qui ne quittera plus jamais le port.
Je regarde le Monde, couché devant moi, sur le sol. Le sol qui était blanc, auparavant, puis vint le noir, la mort, le faux-espoir, l'histoire qui s'dévore encore. Le Monde gît dans son sang, c'est complétement non-sens, sans vouloir changer la situation, c'est si inhumain!
Je comprends maintenant ce que signifiait d'avoir le Monde à ses pieds.

Et j'écris, mon requiem à la Mort. Sans harpe, ni piano. Sans encre, encore. Que des mots sur nos maux, alors que l'étau s'étire trop, alors que les taux s'effrondent et s'efforcent d'augmentés.
Extinction volontaire de la race Humaine par elle-même. Pas joli.
Sans éloges, c'est fini. Je vous adore tous, mes chers amis.

J'ai vu le Monde creuser sa propre tombe.

Je verse une dernière larme. Me lève. Baisse la tête vers le sol: J'ai honte.

Je me retourne, je marche. Face au grand escalier : Je montes.

J'irai distribuer des rires aux Enfants du Paradis,

Je vais dévouer ma vie, à ceux qu'y n'en n'ont plus envie.

Après tout... Nous avons tous vu la fin du Monde.
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Pensée des derniers jours:

"Il n'y a d'innocents que ceux qui s'opposent au crime ; ceux qui le souffrent, le partagent."
-Antoine Fabre d'Olivet

Musique: "Bienvenue" de IAM

mardi, novembre 02, 2004

The End of The Human World - Part One - Death
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Voilà une conversation très brève que j'ai eu avec un "ami" américain sur MSN ( c'est lui qui m'a abordé).

Lisez bien, et remarquez la foi extrême qui le pousse.

Remarquez comment la propagande chrétienne à fait effet.

Ne lui en voulez pas. Nous sommes tous un peu coupables de ne rien faire pour empêcher cela.

Après la conversation, vous pourrez lire et regarder un vidéo, avec un Américain musulman extrêmiste, qui veut la mort des infidèles. Remarquez comment les deux pensées sont très proches l'une de l'autre dans leur folie complète.

Premièrement, voici la discussion sur MSN:
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jbowling00@hotmail.com says:
lol

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
Hehe

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
We shall see tonight

jbowling00@hotmail.com says:
if bush loses its the end of the world

The RedSaber -It's the End of the World! RedSaber.com says:
Nah

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
if he wins its the end of the world

The RedSaber -It's the End of the World! RedSaber.com says:
Funny how you guys sees this from inside

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
on the outside its the complete opposite

jbowling00@hotmail.com says:
if kerry wins, everything thats Christian in this country is gone.

jbowling00@hotmail.com says:
End of the World will approach if Kerry wins

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
Hahahahahahahahahahahaha

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
hahahahahahhahahaha

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
nah the end of the world is because you guys THINK that way

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
It's becoming a religious war

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
Kerry may stop that

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
if he doesnt win

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
then religious war it shall be

The RedSaber -It's the End of the World! RedSaber.com says:
and it's the end of the world

jbowling00@hotmail.com says:
All nations will rise against one, the antichrist will walk among us, then the final battle takes place

jbowling00@hotmail.com says:
in which God commands a great earthquake that wipes out all forces against Israel

jbowling00@hotmail.com says:
United States is Israels ONLY ally

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
Hahahahahahahahahahahahaha

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
You are very funny, thank you for entertaining me at least

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
That's pure insanity, but it's so funny.

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
I guess you're kidding me

jbowling00@hotmail.com says:
dont make fun of my religon man

jbowling00@hotmail.com says:
im not throwing anything at you

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
What the fuck?

jbowling00@hotmail.com says:
dont hate on me cause your not Christian

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
I'm Christian fucker

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
What the fuck do you think

jbowling00@hotmail.com says:
i can see that with all this profanity

jbowling00@hotmail.com says:
you obviously have no idea what the Bible says

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
Fuck the bible

jbowling00@hotmail.com says:
i feel sorry for you

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
Nah you should feel sorry for the planet, and your people

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
becuase your choices today will have terrible consequences

jbowling00@hotmail.com says:
Paganist? lol

jbowling00@hotmail.com says:
If your going to claim your Christian, know what one is first lol

The RedSaber - It's the End of the World! RedSaber.com says:
?

The following message could not be delivered to all recipients:
?

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Jugez par vous-même. La conversation intégrale est là. Il est parti à la fin, comme ça.

Puis, finalement, peut-être avez-vous trouvés l'américain extrêmiste?...

Vous n'avez rien vu! Attendez de lire ce qui suit...

Un extrêmiste Musulman qui parle, Rechercher par le FBI...

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Finalement, après avoir eu plusieurs dizaines ( voire centaines peut-être ) de commentaires sur ce post, J'ai décidé d'incorporer la conversation complète de l'Extrêmiste Musulman, car je crois qu'il est important de comprendre, que l'"extrêmiste", peu importe sa religion d'origine, ses idéaux d'origines, est terriblement mauvais, pour tous. Car on sait, évidemment, que la Vie, n'est ni blanche, ni noire, mais que grise. Et c'est toujours le gris qui nous tue. Demandez à Kerry.

Voici la transcription - disponible sur le site du FBI, un peu plus haut.
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Interviewer:
"You are an American who has joined a movement for waging war on America and killing large numbers of Americans. Don't you in any way feel you are betraying your people and country?"

Mujahid 'Azzam, the American:
"First of all, the allegiance and loyalty of a Muslim is to Allah, his Messenger, his religion and his fellow believers before anyone and anything else. So, if there is a conflict between his religion and his nation and family, then he must choose the religion every time. In fact, to side with the unbelievers against Islam and Muslims is one of the acts that nullifies one's Islamic faith and there's a verse in the Qur'an (recites a verse from the Qur'an in Arabic) you will not find any people who believe in Allah in the last day loving, loving those who resist Allah and his Messenger.
"Even if they were their fathers or their sons, or their brothers, or their kindred or their clan. As such he has written faith in their hearts and strengthens them with spirit from himself. So, some of the early Muslims fought and killed their closest relatives during battle, prompting the revelation of this verse. And, even our Prophet Mohammed, peace and blessings of Allah be upon him, er, fought, uh, and after a lot of defeat the Quraish tribe, to which he belonged. when it fought to impede Islam's propagation, sought to impede the message of Islam, rejected the message of Islam, and sought to impede its propagation. And some of the staunchest enemies of Islam were from among his closest cousins like Abu Jahl. Thus, Allah's religion takes precedence over all else: Wealth, status, family and nationality."

Interviewer:
"OK, how do you respond to the Muslim clerics and governments around the world who say that you are a small fringe group of extremists, unrepres"

Mujahid 'Azzam, the American:
"Well, they would say that, wouldn't they? These Crusader pawns are the ones who don't represent Islam and Muslims, despite their claims to the contrary. And they know very well that the Mujahidin stature has increased substantially among the Muslims after September 11, and the events that followed, which poses a direct threat to their continuing hold on power. This argument of theirs is especially well liked by their masters in the White House and 10 Downing Street, who apply it not just to us, but to all Muslims who reject Crusader domination. Uh, but the truth in evidence is on our side. Open the Qur'an, open the books of Sirah, the prophetic biography, and Ahadith, the prophetic teachings. Open the books of Fiqh, jurisprudence, both modern and ancient and you will find our position well supported. Jihad isn't something that al-Qa’ida made up. Ruling by Islam law wasn't started by the Taliban. Hamas didn't invent the concept of martyrdom. Uh, where we differ from these defeatists and hypocrites is that we don't believe that these divine orders and principles are open to negotiation and compromise.
"I'd like to tell these people, this is our religion. If you don't like it, that's your problem. But don't tell me that you're the true Muslim and I'm the extremist. You know, the same clerics and people who call us violent extremists and outcasts and endlessly repeat that Islam is a peaceful faith, permit or even encourage their followers to join the American and European militaries and intelligence agencies and the armies of the idle kings in the Muslim world and take part in the killing of thousands of Muslims in Iraq, Afghanistan and elsewhere. So in effect, they're saying that for the Muslim to kill unbelievers in defense of Islam and Muslims is unacceptable, and if he does so, he's an extremist. While for the same Muslim to kill fellow Muslims in the name of America and so-called freedom and the supposedly civilized world is just fine and dandy and he will be practicing moderation.
"Look at this logic. These are evil, uneducated, ignorant, backwards people who should not be speaking on behalf of Muslims, much less talking about what is true Islam and what is not and accusing others. We are defending those who have no defender. We are holding fast to genuine Islam at a time when it's under siege from all sides. And we're standing up to confront an enemy that has intimidated governments and international organizations with fear. It's only natural that the governments and individuals who stand the most to lose from the defeat of the crusaders and Zionists will seek to hide our true nature and goals from the Muslim majority that is desperately looking for a way out of the nightmare that these traitors have imposed upon them for decades.
"We have strong support from within all sectors of Muslim society and from within all Islamic groups. This is what terrifies the enemies of truth and causes them to resort to this sort of accusation. It's wishful thinking on their part. It's like they're telling themselves, 'Maybe if we repeat the lie often enough, it will come true.'"

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Pensée du jour:

"It's the End of the World?"

The Saber Redloaded --- Ressurection
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Mon sourire meurt, mais ne se rend pas.

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Tout est noir.

Mon corps est étendu, terrassé par L'Ange, sur le sol froid, et humide. Face contre Terre, une masse amère.

IL est là.

Son regard invisible me juge en silence. Mon corps est glacé, mais sa chaleur infernale me purge de ma torpeur inhumaine.

J'ai peur.

IL ne parle point, mais me refuse dans l'Ombre. Je sombre dans la Raison, et je ferme les poings.

Je Revis.

D'un bond sec, je m'élève. Jamais je ne m'agenouillerai devant Lui, je ne suis point son Élève. Je ne courberai l'échine que devant l'Ange.

IL me regarde.

Son iris, plus perçant qu'une nuit de longs couteaux, évicère ma rétine. Je résiste. La lumière qui s'était sauvé de sa présence, de peur d'être jugée, en mes vicères s'était réfugiée. Je persiste.

JE le regarde.

Je comprends enfin que Je n'suis pas seul dans cette chambre, a avoir été étendu. D'autres se relèvent, détendus, d'autres par Cerbère, sont détenus. Certains sont vivant, certains sont morts, et les autres sont en Amour.

Nous le regardons.

Nous comprenons que ce soir, CE combat sera le premier jour du reste de nos Vies. Ce soir, les peines d'Amour sont futiles, et les amicals mamours utiles. C'est cette fraternité globale fébrile qui bougera les continents, défiera le temps, et l'Enfant. Certaines choses sont plus grandes que moi, mais plus petites que nous.

Je LUI crie:

"All HELL Can't stop us now!"

Ce soir, ce sera l'Apocalypse, que nous le voulions, ou non.
Ce soir, le temps fait une ellipse, ce sera le jour le plus long.
Ce soir, l'Espoir s'Éclipse, le temps d'une pause commerciale.

Mais demain matin, rappelle-toi de ceci, superbe Mary, et sourit:
Le sang est le même pour tous, seules les couleurs changent, on finit de la même façon : On tend la mains aux Anges.
Je serai là pour toi, même si la déception et le désespoir crispent mes phalanges.

Et demain midi, je me leverai, et vous ferez relire les paroles d'un Homme, parfois sage, parfois non, parfois juif:
" Life is what happens to dreams. Happiness is not determined by how well you dream but by how well you live ".

Tout est noir...

Relevons-nous, et serrons les poings.

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Pensée du dernier jour:
"When All Else is Lost: The Future Still Remains"

Musique: "Demain c'est loin" de IAM

My Apocalypse, Now. --- Death
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Même les ténébres ont perdus leurs couleurs.

Ils ne sont pas aussi sombre qu'ils semblaient être.

J'aimerais bien décrire la noirceur de cette pièce, mais c'est d'une triste impossibilité.

Mes doigts frappent le clavier, sans véritable raisons. Je suis terne.

Je suis sans couleurs, sans odeurs, sans pleurs. Les heures passent, et se ressemblent toutes.

Toutes ces excuses, ces beaux-mots, basculent dans l'oubli, ma chère. Ma chair ne vit qu'à cause de l'Eau, que j'y infuse, chaque jours, méchaniquement, malheureusement.

Je suis une illusion: J'hante la vie constamment, sans raisons, et fourni un sourire par-ci, des pleurs par-là.

Le Soleil ne me réchauffe plus: Mais je n'ai plus froid.

La Lune ne me regarde plus, Mais je n'ai rien a caché.

Je ne suis pas perdu, car je n'veux pas aller nul part.
Mes pieds sont comme figés, consciemment, dans le vide, dépourvus d'énergie, ou de raisons quelconques de bouger.

"Pourquoi bougerais-je de toutes manières?", me dis-je.

Mon iris se terni, ma pupille s'agrandit. Cherchant presqu'en vain la lumière.
Mais comme mon histoire avec l'Ange de l'autre île: Je cherche innocemment, ce qu'y ne viendra pas.

À quoi bon vivre, si les lèvres des femmes ne goûtent plus rien?

À quoi bon mourir, si la Mort n'a plus de si jolies courbes?

Je n'vais qu'hanter mon Monde... ou est-ce mon Monde qui m'hantera?

Peu importe : Je vais rester une illusion. Une triste illusion.
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"Irgendwann im November werden wir uns nicht mehr sehen"
-Juli

Musique: "Storm" - de Lifehouse

lundi, novembre 01, 2004

Forgiven --- Life
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Mon corps est étendu, calme, silencieux, à ses côtés.

Je n'suis pas mort, mais presque. Je suis au paradis, et voici l'Ange qui vient me chercher.

Mais mon temps n'est pas venu.

Nos corps, encore tout chauds, dégagent une brise anxieuse dans l'air froid de la chambre totalement envahie par la noirceur de nos coeurs, seuls, solitaires.

Elle se tient là.
Si proche, que je sens sa jambe armurée de son bizarrement joli pantalon, frôlée la mienne, ma jambe, qui elle, est dénudée. Si proche.. si proche.
Si proche que je sens chacun de ses soupirs innocement rafraichissant, contre mon cou d'Homme maladroit et poilu.
Si proche qu'elle pourrait capter mes indécentes pensées. Ces pensées me poussant dangereusement à vouloir la serrer, à vouloir sentir le parfum vagabondant dans sa sombre chevelure, le goût salé de sa nuque si invitante. Ce genre de pensées si innocentes, si enivrantes... si dangereuses.

Je reste comme figé sur son visage presque divin. Si calme. Si joli. Que devrais-je lui dire demain matin?

"La seule raison pourquoi je n'ai pas pu fermer les yeux, c'est parce qu'ils étaient fixés sur ton adorable être?"

Voyons... Devrais-je lui dire? Comment réagirait-elle? Si seulement j'étais sur mon lit de mort, si seulement j'avais la chance de pouvoir tout confesser.

Mais voilà. Je ne suis pas mort encore.

L'Angeresse endormie de l'autre Île, n'est qu'un presque rêve pour l'instant.

Je vis maintenant mon purgatoire. Mais je suis tellement au paradis, mais pas complétement. J'suis un peu en Enfer en fait.

Au moins, je me sens terriblement vivant, dans ma peine inhumaine et ma joie suprême.

Ahhhh ces Anges...

Ces Anges!
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"Regen und Meer"
-Juli

Musique : "Perfekte Welle" - de Juli