When you heart is broken ... You should die.
===========================================
Je n'ai plus sommeil.
Je suis trop resté éveillé. J'ai trop eu ce besoin de ne pas fermer les yeux. Trop eux ce besoin de rester vivant, malgré les ténèbres glacialement fraîches pour une âme en peine, j'ai voulu rester éveillé.
Le prophète avait bel et bien raison: J'ai besoin de plus de vie. Je suis accroc à la vie. Je ne suis qu'un innocent junky, m'enlever la vie serait pire que la mort.
M'enlever ces matins frais, assis dans ma longue chaise noire, passés à écrire comme en ce moment, tandis que je suis encore tout en pleurs, que mes yeux crient à la vie, que ma tête à volée les nuages au ciel, qui se retrouve nu, comme un schtroumpf, parsemée d'un beau bleu simplement joli, et de petites tâches de blanc ici et là. M'enlever cela serait pire que la mort.
M'enlever ces premiers instants d'une relation, ce premier regard, ce premier sourire, ce premier petit commentaires qui laisse indiquer que peut-être elle est.... Cette première danse, ce premier rendez-vous dans un café, la première fois que je sens son parfum, qui me marquera, soit dit en passant, pour la vie, la première fois que je sentirai sa main dans la MIENNE, le premier baiser. Ces longues soirées passées à boire, et à faire l'Amour.... et son corps... sa nuque... ses cheveux... ses lèvres... ses yeux... et tout son être. M'enlever cela serait pire que la mort.
M'enlever ces moments où je n'sais plus quoi faire, leurs conseils, parfois rustre et trop masculin, voire macho. M'enlever ces soirées d'gars passées à agir en gars, à jouer à des putains de jeux d'ordis, à boire, dire des conneries, faire des conneries, danser toute la nuit, se promener dans les rues d'la cité, jusqu'aux premiers rayons du soleil. M'enlever mes amies d'filles, leurs conseils tellement jolies, mais parfois si illogiques. M'enlever ces longs chocolats chauds bu, à parler, parler, parler, parler, et se rendre compte qu'il est déja trop tard. Ces soirées passées à regarder des films, parfois collés, qui sait? Et ce désire qui des fois présent, mais dois toujours rester soumis. Ces rires complices. M'enlever ça.... m'enlever cela, me tuerait plus que la mort.
La brise fraîche du matin encore levant vient me bousculer. Le chant des petits, banales, mais si mignons moineaux me sort de ma torpeur dévouée.
Ouch.
D'une manière presque rustre, un vraiment réchauffant rayon de galarneau s'efforce à purifier mon humide rétine. Je m'éveilles, mais pourtant si fatigué.
Je prophétise alors ces douces paroles, étonnament prononcée par un être d'Amérique.
Lisez, et pensez, s'il-vous-plaît.
"This disease will be the end of many of us, but not nearly all. And the dead will be commemorated, and we'll struggle on with the living, and we are not going away. We won't die secret deaths anymore. The world only spins forward. We will be citizens. The time has come."
========================================
Pensée du jour:
" It has to start somewhere
It has to start sometime
What better place than here
What better time than now
All hell can't stop us now"
-Rage Against The MACHINE.

