Sunset - Sunrise
===================================
L'insomnie a atteint mon système lymbique, je délire. Du moins, j'aimerais bien délirer. Je constate, avec stupeur, que ce monde n'est pas fait pour moi. Du moins, celui dans lequel je suis, n'est pas pour moi. Je suis un ver dans un réseau, je suis un virus résistant aux attaques ganglionnaires, je suis un bogue dans la matrice.
Et je ne suis pas seul.
Ce monde d'illusions désillusionnées me tracasse. Je ne sais plus quoi faire. J'enlève enfin mon masque de fer, sans trop savoir quoi faire, et sans bonnes manières. J'imagine la Sorbonne. Du moins, au loin, son clocher qui résonne, tandis qu'assis, je raisonne. Aucune illusion n'est réellement bonne.
Je dois m'enfuir.
Les sales bureaucraties occidentalise le monde. Cette merde remplies de technocrates sans émotions. Ce monde où l'on manufacture l'Amour à coup de pillules et de symptômes, ce monde où celui qui se réveille, prierai ciel et terre pour se rendormir. Ce monde où l'on abat sur place les moutons noirs, et qu'on le donne à manger au reste de la meute, qui n'hésite pas à le dévorer. L'important c'est toujours soi et seulement soi, non?
Non.
Ce système occidental de sapiens sapiens attardés me pue au nez. C'est du passé date. De quelques dizaines d'années même. En fait, depuis 1945. Cette fois-ci on pousse notre chance trop loin.
Tant pis pour nous tous!
Nous aurons rien fait pour arrêter le virus. Quelques personnes ont agie, sans plus. Le reste c'est comme du mucus sur une plaie remplie de pu injuste. À quand l'arrivée du sapiens X ?
Ce monde sans place pour nous, et rempli des autres.
Et moi qui, comme un con, croit encore à l'Amour, croit encore à la bonté, croit encore à l'Être Humain. Quel con que je fais. Je me marre de moi-même. Quelles conneries. Vive l'Utopie.
Mais malgré tout... Je lève mon verre à l'Homme, et à l'Amour, celui que j'ai pas encore rencontré, peut-être jamais. Qui sait? Mais j'm'en fout, j'y croit pareil, à ce pays des merveilles.
Allez, on lève nos verres.
"Ouais, J'lève mon verre
A ceux qui croient plus en rien
A ceux qui chaque matin
S'étirent dans le brouillard
Et piquent du nez dans un café noir
A ces aubes rouges rubis
A ces derniers levers de soleil sans prix
A ces femmes qui au réveil ne sentent rien sous leurs mains
Ces mômes armés de fusils en treillis qui ne pensent pas à demain
J'lève mon verre
A ceux qui dorment sous des taules par ci par là et
A tous ces morts de luxe qui pourrissent dans des villas
J'lève mon verre
A la naissance d'un gosse qui remplit une fosse
A ces crosses, qui servent souvent de hochets
Ceux qui endossent, la connerie de l'autre
Et se vautrent sans rechigner
Comme un pigeon résigné
Pleurant qu'il ne l'a pas fait exprès
A ces pères qui se crèvent le cul
Pour que leur fils deale du shit
Et ceux, qui ne voient pas leur francs
Violer les vierges veines de leur fille
A toutes ces villes fantôme tachées de corbeaux
Oeuvre d'un traité hors-norme
Allez, J'lève mon verre à l'homme"
( J'lève mon verre - Shurik'n )
============================
Pensée du Jour:
"When All Else is Lost. The Future Still remains"
-Sapiens X

