mercredi, septembre 06, 2006

Believe or don't.
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Lent Temps

Ô pommes rougies par l'orangé septembre,
Automne si doux qui embrase nos soudaines envies,
Mélancolie humaine et tristesse infinie,
Mais l'encre coule sous les pavés, et la Terre tremble...

Et la Terre Tremble.

Gilets de laine, et larmes de glace.
Gelés de haine et armes voraces.
Tristes images en nos âmes déchirées,
Le monde dévorent ceux qui ne font que regarder.

Et la Terre Tremble.

Ce parfum féminin hantant nos oreillés,
Amours oubliés ou oubliés de l'Amour.
Ses désirables iris lentement desséchés
Dépècent les érables de leurs jaunes contours.

Et la Terre Tremble.

Lent temps qui passe en nos univers fébriles.
Longtemps, septembre ne dure que trop longtemps.
Lents temps, l'Humanité gambade sur un fragile fil.
D'antan... on s'ennuiera toujours d'avant...
D'antan.

Tranquillement,
On se septembre,
Et la Terre Tremble,
Et la Terre Tremble.

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Pensées des derniers jours:

"La décision est souvent l'art d'être cruel à temps."
-Henry Becque

Musique: " Dreaming with a Broken Heart " - John Mayer

3 Comments:

At 9/11/2006 6:37 PM, Blogger ~Erzulie~ said...

On se septembre aujourd'hui.
La Terre Tremble toujours.
Tu entends ses grondements?
Le monde entier fait la sourde-oreille.
Mais la Terre Tremble toujours.
Tu entends ses grondements?

 
At 9/13/2006 7:45 AM, Blogger Kevin said...

Splendide. Le verbe est simple mais puissant. Ca faisait longtemps que je ne t'avais pas lu, c'était une erreur.

Bonne continuation RedSaber, et bonne chance...

Carpe Diem

Kevin

 
At 9/18/2006 10:24 AM, Blogger gmc said...

TREILLE SANS ALAMBIC

La terre ne tremble que pour le mal assis qui a cru bon de prendre un fauteuil bancal. Même au son des panzers du libéralisme, au milieu des charniers de la morale et des génocides de l'Amour, l'insensé rayonne de la saveur du cerisier blanc. Pas un nuage ne traverse son horizon absent et les démences des acropoles impériaux n'altèrent pas le sourire mimétique qui se réverbère au travers de ses yeux. Les aventures de la poussière se rejouent tous les jours sous de nouveaux apparats mais les mêmes tréteaux sont le théâtre inopérant qui balaie la misère et la laisse se pâmer en son sein vendangeur.

 

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