vendredi, novembre 11, 2005

'Cause it was all yellow...
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Mes paupières s'affaissent, comme la chaussée détrempée sous le poids des passants, comme les hôtels à Amman sous le poids des femmes et enfants ensanglantés. Mon monde se referme sur vous tous, je perds la vue.

Ma rétine se noircit, la lourdeur du jour disparue, abat-jour abbatu, c'est la nuit peinarde qui m'anime.

Les cris du temps qui s'écrit parfois lentement, parfois rapidement, ne résonnent plus dans mon crâne. Je vis quelques instants, je déraisonne, j'ai des raisons d'écrire ceci, et c'est ainsi que tout s'éclaire : dans le noir, le soir.

Ce soir, mon âme se fait chétive, captive, elle se rapetisse petit-à-petit, pour s'enfouir brusquement sur les cliquetis de ce clavier. Les morts revivent, les vivants meurent, les vieillards rajeunissent, les jeunôts viellissent : peu importe. Peu m'importe plus souvent que trop, le trop n'est qu'un amat de peu, et l'on doit s'importer du peu qu'on puisse, sinon la vie nous glissera entre les doigts.

Tes doigts, voilà ce qui m'importe.

L'obscurité s'offusque sur mon corps dénudé endormi, et je persiste en t'écriant ceci: Qu'IL peut bien bannir toutes les lumières, il ne m'empêchera jamais de voir ton sourire.

L'horloge clique et clocharde doucement, rayons d'aube s'énervant, j'me perds dans mes verbes et m'emporte dans ces images douces d'une Isabelle souriante, d'une sublime Isabelle pétillante.

Je me surprends moi-même à subjuguer le présent pour réécrire mon passé et conjuguer mon futur... dans ses bras, évidemment... dans tes draps, assurément.

Allez, vas-en paix, que tes copains Malakim te protègent, car Morphée m'envahit, tout comme ton image, d'ailleurs, mon Amour.

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Pensée des derniers jours:

"Les amis sont ceux qui vous forcent au bonheur."
-Denys Gagnon

Musique: " Creep " de - Radiohead