vendredi, août 19, 2005

She.
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Les éternités ne durent qu'un instant.

Tristes souvenirs mis à part, ma joie m'emporte dans de joyeux soupirs insouciants. Mon souffle tiède dans l'air frisquet des fresques de Montréal et de son port, va gentillement se poser contre sa nuque si jeune, si candide. Mes papilles se salinent, chef d'oeuvre dormant devant moi.

Les éternités ne durent qu'un instant.

D'incandescents filaments oscillant justement au gré des battements de mes poumons se remplissant... se vidant, comme un printemps incertain. Ce moment tant attendu, prières entendues, doux vent de temps impromptus, puis hier est disparu.

Les éternités ne durent qu'un instant.

La belle s'emboîte parfaitement dans mes longs bras masculins. Un casse-tête ne l'étant plus. Je lui confis mon masque d'Homme le tant d'un baiser. Ce qui pique peut être doux. Je me fais rose, le tant d'une barbe oubliée, le temps d'une caresse désespérée. Isabelle m'enivre.

Les éternités ne durent qu'un instant.

Donc voilà? des millions de soupirs plus tard, j'ai trouvé ma brise matinale, mon sourire perdu dans la foule. La Sainte foi a disparue, mais mon Royal s'étiole devant moi. J'espère pouvoir enfin danser sur sa peau à Elle, le temps d'un an, me perdre dans ses bras, d'un pas léger,

J'aimerais vraiment qu'Elle soit un éternité.

Je perds mes maux, je sais. Je suis si heureux que mon souffle se sauve, l'air me monte à la tête, j'ai des vertiges là-haut. Je flotte, et je flotte, je sais. Même si l'on sait tous que la chute sera brutale, mieux vaut mourir en tombant du ciel, que de mourir sous les nuages.

C'est un 19 août, fête du Changement, et tout est si doux... tout est si... doux.
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Pensée des derniers jours:

Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps."

Musique : " Ain't No Love " de David Gray

1 Comments:

At 8/25/2005 11:24 AM, Blogger Kevin said...

Triste réminissence d'un souvenir que chacun d'entre nous doit porter, lové au creux d'une cicatrice du coeur.

Certains ont le talent de disserter sur elle, tant pis pour Elle!

Et puis, une de perdue... Une de perdue quand même!

Et comme entonait un valeureux footballeur stéphanois, véritable hymne au phénix des avantures sentimentales "Je te survivrais" (Avec les boites à rythme derrière. J'ai honte rien que de me souvenir d'un morceau pareil)

 

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