lundi, juin 20, 2005

Voyons sur notre Chemin
========================================

J'marchâme sur l'île, faisait noir. Marchands d'amour, âmes en peine, me croisant, le soir abonde, trop justement, j'perd espoir, soudainement, le temps d'un croissant d'lune qui m'regarde et qu'un pleur s'abandonne amoureusement sur ma joue rugueuse. J'm'ennuie tellement, mais au fond, c'est de demain qu'j'ai envie.

C'que j'envie, putain, c'est intense. C'est d'la vie que j'veux. L'temps ne cesse d'recenser les moments déçevant d'mes nuits, que j'en perds mes sens, que j'en perds l'envie, que j'espère l'être qui m'hantera, tout le temps, tout le temps.

Le temps, c'est court, mais c'est long des p'tits bouts. On l'sait bien cependant, que c'est pas l'bout d'la corde qui règlera l'histoire. J'veux dire, l'soir peut bien être aussi noir, l'but c'est de garder l'espoir. D'mandez à Dédé. Dédé, des dés, y'en a joué, il est a juste mal lancés, au fond, on la cherche tous notre p'tite julie.

Jolie, jolie, sacrifice, qu'son sourire était joli. Mon ange qu'elle s'appellait, l'temps d'un instant, mais tellement longtemps, au fond. L'front moite, j'l'embrassais, tandis que d'grosses gouttes de sueurs masculines s'écoulaient l'long d'mon échine, peinturée d'ses griffes déchaînées, un chef d'oeuvre juste pour nous deux.

Deux, c'est mieux au fond. Un c'est bien, c'est vrai, mais l'lit est jamais assez chaud, assez confo, assez bien rempli, pour bien dormir. Mais j'divague, j'parle d'Amour enfin, mais en fait, c'est qu'j'ai trop d'rêves en même temps. Il faut aimer, au fond, mais pas s'empêcher d'vivre. Vous savez, j'laisse tomber les proses parce que l'temps est long, j'me guéris des ecchymoses de la dernière vie, j'change mon karma.

Car ma voix est Québécoise, et qu'c'est le temps qu'mon Pays soit plus qu'un hiver, long, froid et tout blanc. Blanc, vraiment? On s'en fout d'la couleur ici, en fait, comme on dit...

Le sang est le même pour tous, seules les couleurs changent, on finit de la même façon : On tend la mains aux Anges.

Alors, compatriotes, même si la Vie et l'Amour sont telles les rues de Montréal la nuit... sombres, silencieuses et éclairées parfois que par quelques lumières, mais qu'la seule qui nous éclaire vraiment, au fond, c'est la lune...

Perdons pas espoir.

Créons notre p'tit coin de paradis.

Vive le Québec libre!

================================================
Pensée des derniers jours:

"En parlant des anges, on leur voit les ailes."
-Proverbe Québécois

Musique : " Vois sur ton chemin " - B.O. Les Choristes

1 Comments:

At 6/30/2005 10:24 AM, Blogger cdwfwe jhbwde said...

Ton titre n'est pas en anglais!!!!! honte à toi.... :D

 

Enregistrer un commentaire

<< Home