jeudi, mars 31, 2005

Rêve-o-lution
====================================

La fumée me flagelle. Mes iris s'hérissent, et un lisse filament grisâtre s'imisce dans mes subtiles embouchures bronchétiques. Je suffoque de bonheur toxique.

La lumière redondante, rouge, bleue, rouge, bleue, rouge, m'euphorise. Je vis l'extase enivrant de vivre un moment unique. Je fais parti du vide qui retenait le fil. Non, c'est faux, je suis le vent qui le rempli.
Mon coeur s'emballe, ma vue s'epilepsise d'adrénaline à haute dose, et j'appose roses et révolution sur nos corps, lourds d'ecchymoses. Je suis en overdose de joie et de jeunesse.

Le son agressament strident des structures policières m'éhonta brusquemma, que fais-je? Que suis-je? Pour défier ainsi loi et ordre? Pour s'effacer brusquement de la matrice sanguinaire? Ne suis-je pas qu'un simple citoyen?

"Qu'un simple citoyen", soupirai-je. N'est-ce pas le mantra de tout être humain inconsciemment vivant? N'est-ce pas l'épiphanie du pauvre? La punition essentielle du sale fraudeur?

Alors je citoie, je manifestive, j'encombre le système cancéreux de mes cellules rebelles.
Après tout, Je suis le système, NOUS sommes le système. Celui-ci meurt quand nous le voulons bien.

Et voilà qu'il agonise. Il beigne dans son sans argent, dans son univers encrassé de fumée première ministre, et pétrolifère, où prolifèrez viles âmes, détruites par le sens de l'envie de soi seulement, détriment des autres oblige.

La seule anarchie est celle de nos esprits.

Nous nous tenons donc, chers milliers de citoyens, dans cette fumée étouffante au couleurs policières, devant ce système...

Et demandons sa démission.

Mettons le feu aux cendres, et faisons en sorte que ce qui vient du peuple, retourne au peuple!

Amen.

=====================================================
Pensée des derniers jours:

"La révolution consiste à aimer un homme qui n'existe pas encore."
-Albert Camus

Musique : " Boadicea " - de Enya