lundi, mars 28, 2005

Morgenstern
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Mon corps poilu est étendu rudement sous l'océan de douces et douloureuses douillettes de mon grand lit. N'étant pas imberbe, il s'imbibe dans ces rivières d'incertitudes, il s'imprègne sauvagement de ces cumulonimbus qui perfore mes nuits envieuses de rêves incongrus, mais à venir, sans buts, pour l'avenir. Il s'indigne des êtres mauvais osant inconsciemment le pousser d'un regard belligérant... pauvres insouciants.

Je me perds dans mes cauchemards grotesques... Mémoires défuntes d'une année d'Enfer, messagers déchus au coeur de fer.

Puis, telle une flèche en la vie larguée, mon iris bleuté est perforé, crispé, adorablement griffé...

Je rêvasse réveillé, du moins, crois-je... Rêvasse-je vraiment?

Ou est-ce le retour du Printemps?

Le Printemps... douce brise sereine en mon âme déchapellée. LE PRINTEMPS... mon ami, mon grand ami.
Ce frère que l'on perd soudainement. Ce Grand-Père qui nous quitte souriant.

Le Printemps, l'on mourra pour entendre son rire aux souvenirs amoureux nous berçer. Cet ère adolescent, dansant joyeusement sur ces airs endiablant.

J'apporte alors mon insigne sur ce papier blanc, en mon lit désordonné. J'écris l'hiver de ma vie, en ce noir sans vie, et je signe. L'on s'abandonne chaque fois à la nuit, mais le soleil est l'éveil.

L'éveil, le Printemps.

Je m'étais endormi, comme mon Peuple, mon Pays...

Mais, mais... on se réveille... on se Réveille.

Je vois déjà l'Étoile du Matin. Vive le Printemps... le Printemps de nos Vies.

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Pensées des derniers jours:

"On fait des révolutions quand le peuple n'a rien à perdre et tout à gagner."
-Alice Parizeau

Musique: " Pieces " - de Sum 41