mardi, mars 15, 2005

In Nomine Avus Patri, et Filii, et Spiritus Sancti
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Revoir le Printemps

La vie est belle, les Héros s'en écartent.
Naviguant en ces cieux aux couleurs disparates.
Ils trépassent sur des lits de lys aux senteurs d'Avril,
Printemps qui passe en délits sans pudeur, notre talon d'Achille.
Le temps ne s'y lasse pas, de Gatineau à Sept-îles.

Facta, non Verba.

La lumière orangée du Sud, s'imisce dans ses iris encore si verts,
en Verdun la vieille, triste survivante de cette héroique affaire.
C'était un patriarche, taillé dans le roc massif,
Son âme touchera l'Azur, en nos coeur si chétifs.

Fiat Lux, Is Morti

Ses Amours disparus, aux ferveurs de Québec,
Passion si secrète en mon coeur divulguée.
Les Anges de nos vies se relient, moments délectés,
enfin, l'Amour chanté, n'est plus un dialecte.

Memento Mori.

Le Soleil se lève sur Ville-Marie, Grand-Père.
J'observe sereinement les corbeaux crier la grandeur de ton Âme,
tandis que les saules pleurent, s'agenouillent et honorent un si grand Roi.
Tu sais, tu seras mort avec l'Hiver, mon cher,
et malgré mon coeur, lavé dans un océan de masculines larmes,
je sens toujours les fleuves ancestraux de ton sang couler en Moi.

Veni Vidi Vici

L'immensité blanchâtre se couvre de couleurs printanières,
Comme s'ils étaient heureux d'enfin t'avoir accueillit
En ce Paradis mielleux, où Famille et Amis doucement, déblatèrent
sur la Beauté des Femmes, du ciel, et du bon goût des sucreries.

Tu sais, Grand P'pa,
après tout, j'crois que tu l'as revu le Printemps.

Carpe Vita

Marcel Cromp - 1924 - 2005.

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La Lettre
Shurik'n



Si tu lis cette lettre, c'est que j'ai dû m'absenter,
Un peu avant qu't'arrives mais j'pouvais pas rester le taxi attendait,
Que faire je sais plus par où commencer, j'avais plein de choses à dire,
Mais pour écrire j'suis bloqué,
Mais j'vais m'lancer,

Tu sais la vie c'est pas toujours comme on veut,
C'est souvent comme on peut,

Et j'ai fait comme j'ai pu pour que ton père vive mieux,
Je lui ai appris la valeur de l'argent,
Parce que dans ma famille un franc, c'était un franc gagné durement,

Le mien s'est tué au boulot, manque de pot je portais pas d'polo,
J'étais pas en guenille non plus mais au goûter y avait pas d'pépito,

Le préau était un stade de foot, un champ de shoot,
Cloué sur les bancs d'la classe y avait pas foule,
Fais pas comme moi, l'école ça aide des fois,
Plus tard tu t'en aperçois avant de t'en mordre les doigts,

Bosse et ne baisse pas les bras,
Pense à celle qui va se faire tant de soucis pour toi
A chaque fois que tu sortiras,
Celle qui te borderas toutes les nuits,
Et les jours où tu seras en colère après elle repense s'y,
T'en auras jamais deux comme ça, retiens ça,

Et n'écoute pas les cons qui pense qu'un homme ça ne pleure pas, crois moi,
Et si j'ai pu partir un doigt levé, pied de nez à la guigne,
Finalement j'ai gagné, à travers toi j'm'en suis tiré,

Te demande pas pourquoi j'ai la réponse ici,
Il fallait que parte pour que tu viennes, c'était écrit petit.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y' a toujours deux personnes sur qui tu peux compter,

Et ça tu l'sais.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,

Et ça tu l'sais.

On choisit pas ses parents, t'es pas trop mal tombé,
Pense à ceux qui vivent au foyer, avant de grimacer devant ta purée,

Tu subiras un peu les vannes des potes plus à la mode,
Fais pas un flan à ta mère pour une paire de bottes,
J'ai transmis mon art à mon fils, il te le transmettra,
J'espère plus tard, comme ça, tu s'ras paré pour les bagarres au lycée,

Tu va te chiffonner pour un "ta mère la pute", même si c'est pas vrai,
Je sais j'l'ai, s'il fallait je recommencerais,

Il t'apprendras à ne pas craindre la nuit,
Il te dira que c'est pas grave si tu pisses au lit, lui l'faisait aussi,

Il te dira que le sang est le même pour tous, seules les couleurs changent,
On finit de la même façon, on tend la main aux anges,

Il n'y a qu'une chose qu'il ne dira pas,
Faudra que tu l' devines dans son regard,
Entre homme on se comprend, on parle pas,

Mon père n'étais pas bavard non plus,
Paraît que j'ai le même caractère,
C'est vrai qu'au tien j'ai rien dit de plus,

Faudra que tu comprennes, que tu sois indulgent,
Ne joue pas les enfants gâtés,
Où le jour où pour sortir il te manquera des francs,

C'est mon seul regret, j'aurais voulu être là,
Te faire sauter sur mes genoux, devenir gâteux quand je te vois,

Tant pis, c'était pas marqué sur mon carnet de santé,
Le doc a dit que j'pouvais pas rester, alors j'ai dû m'envoler,

Mais si tu t'sens trop seul, largué,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,

Et ça tu l'sais.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours deux personnes sur qui tu peux compter,

Et tu le sais.

Il va t'falloir beaucoup d'audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t'es vraiment mal barré,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,

Et ça tu l'sais,

Tu l'sais.

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Pensée du Dernier jour:

Aucune. Faites comme Marcel: parlez-moins, Agissez!

grandsparents2004

Abus du grand pere

Musique: " Nés sous la même Étoile " - de IAM