Ich kenne....
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Mon estomac papillone,
Le désert qu'était ma gorge se salifie, mon aorte avorte un battement pour un instant, et je soupire un sourire à l'Ange me quittant.
Il était minuit moins dix, avant l'Heure. Je fut délaissé de mes sens, tel un enfant baignant des des eaux chaudes et confortables, qu'on largue dans la vie par une brise glaciale.
Mon bateau fut abandonné, mais il coulait depuis déja trop longtemps. Il ne reste que moi sur le canot d'sauvetage, et malgré mon jeune âge, j'm'en fait pas trop, j'ai vu l'orage, j'ai fait naufrage, j'ai vu d'autres plages, et j'irai me perdre dans d'autres mirages... et l'un me prendra heureusement otage.
Il était minuit moins dix, et j'étais seul comme un verre.
Mais maintenant, l'Heure est venue, l'Heure est passée.
Je suis assis, tel un con, dans mon bain innondé d'un liquide chaud et réchauffant. Sa fuite éternelle effrite mes orteils ratatiné par le temps, feuilles mortes d'une année passée. J'ignore le vacarme infernal me détournant de ma triste besoin me devant d'agé d'une douzaine de lunes oubliées.
J'ai pas cessez de ne pas être celui que je ne devais pas chercher, pour ces êtres chers, que j'dois maintenant oubliez, même si je ne les oublierez pas vraiment.
Une année bien remplie d'Anges vivant dans mon enfer de vie. Mais j'ai franchi la sortie. Il faisait sombre et noir ici-bas, mais je suis sortie.
il était minuit moins dix.
Je suis maintenant libéré de mes chaînes, Cerbère peux bien s'essayer, il devra dévorer le passeur auparavant. Je suis maintenant libéré.
Je resterai toujours esclave de mes pensées et de ma foi, en l'Ange de Saint Foi et l'Ange Slave. Les Anges aux noms en A.
Je ne vous remercierai jamais assez. Une nouvelle année debute, et la clarté du ciel n'cesse de m'aveuglé. Je reste bouche bé entre un soupir de nuages.
Merci.
L'année passée fut longue, ce fut la mer à voir, et l'amère à boire. Je m'oublie dans mes mots, je crois que ce que j'essaie de vous faire voir, c'est simplement que, chères Anges, vous m'avez vraiment fait croire, qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
Merci.
Je ne vous remercierai jamais assez.
Un jour nouveau se lève sur mon canot. Je râme seul, mais je ne râme pas solitaire.
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Mon Bain
Kevin Parent
Assis dans mon bain.
Je me sens bien innocent.
Innocent dans le sens de non-coupable.
De profiter de mon temps.
Mon temps que j'aimerais mettre en bouteille.
Comme une réserve spéciale.
Comme une bonne année d'un Côte-du-Rhône.
Ou une bonne huile de santal.
Dans mon bain, y a de la mousse au miel.
Et un peu de sel de mer.
Qui me fait rappeler les rires d'été.
Quand je me sens en hiver.
Je pense que je vais faire comme les ours.
Quand le soleil se couche tôt.
Faire une pause pour quelques mois.
Et prendre du repos.
Sur le rebord du bain.
Une brosse a gardé quelques cheveux de ma blonde
À côté son gant de crin,
il a l'air de rien. Mais c'est un des plus chanceux du monde.
Pour caresser ses seins.
Pour baigner avec elle dans une eau chaude.
Plus que je regarde ce gant de crin.
Plus que je m'ennuie de ma blonde.
Au dessus de ma tête, y a un puit de lumière.
Où la pluie fait ses rythmes.
J'ai un flash du tam-tam.
Quand il fait beau pis que tout le monde tripe.
Et aussi du grand parc Jeanne-Mance
où courent toutes sortes de chiens.
Mais présentement, je me contente d'être bien...
dans mon bain.
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Pensée du premier jour:
"Plus le péril est grand, plus doux en est le fruit."
-Pierre Corneille
Musique: " Four Seasons - Winter " - de Vivaldi


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