dimanche, décembre 26, 2004

Bye Bye 2004 - FINALLY - Résumé
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Des images valent-elles vraiment milles mots?
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La neige virevolte allègrement aux caprices du vent. Elle éclate et éclaire ardemment, sur ces photos prises par nos iris. Moments inoubliables.

Je lève mes yeux baignant d'eau salée vers l'immensité colorée alors que mes pommettes pommelées se font marteler gracieusement par de joli flocons se dérobant à la voute givrée.
Je lève mes yeux vers le ciel, et j'me souviens.

Je me souviens...

Ces moments d'hystérie maladive que j'avais à me perdre dans tes yeux, Claudia, quand nous buvions nos boréales rousses, remplissant nos oréoles d'aurores sans égales, au "StarCafé", en dévorant nos gâteaux au chocolat, orgasmes continus. Que je me sentais perdu au bout du monde en cette terre de Québec. Ces soupers de fin du monde bouffés avec l'Ange de Sainte-Foy. Cette dernière nuit, froide comme l'enfer après ma longue marche au purgatoire. Les kilos d'eau en moins. L'océan de larmes dans lequel je me suis noyé. Je me souviens, Claudia.

Ces jours, masculins. Cette période humaine de déchéance, de stupidité égocentrique. Ces soirées passées dans les lits d'inconnues, de je-sais-plus-trop-qui. Ces amies et ennemies ayant frôlées ma carapace froide comme la pierre. Saint-pierre me maudissant sur son nuage, si lointain. Mes faux sourires, mes pactes démoniaques, crises de panique. L'étude du désir humain, et des conséquences de nos actes. Passé maître à s'en vouloir pour des lendemains trop heureux pour d'autres. Je me souviens, de ma Chute.

Mais je suis bien tombé, pour un ancien chrétien. Un être sortant de l'Holocauste m'attrapa dans un geste presque naturellement lui. Ses conseils immaturément sages, ses sauts d'humeurs plus qu'humain et son intelligence dangereusement étrangère, ignorèrent l'inconsistance de ma déchéance. Son grand saut avec moi. Notre Appartement, en mai, fait ce qu'il te plaît.
Je me souviendrai toujours de Jimmy.

Puis le Signe, l'Ange Argentain. Images et signes voguant sur l'océan romantique d'une idée passionnée: Paris.

Ces idées de dernière minute. Ces véritables amis, qui vous suivent jusqu'au bout du Monde. Un éclair poétique de passion, d'envie de vivre intensément.
Il faisait bon vivre en ce mois de Juin. Les femmes étaient belles, et l'air était bon.
Vol court, épiphanie sublime. Paris.
La Monna Lisa est une Femme, une Dame en Rose.
J'ai vu Paris, je peux mourir en paix. L'incarnation la plus poétique d'un être féminin, la ville des ruelles aux milles désirs, des soupirs incomplets, des eaux bien gardées. Rêve d'une ville, et ville de Rêve. Je me souviendrai toujours de Paris.

Puis le retour, les jours se suivant un par un, à la file améridienne. Les semaines filaient et les filles aussi. J'oscillait entre la mort cérébrale québécoise, ou le suicide international. Les Anges étant déchus, les Américains décus. Je vécu une période de mort émotionnelle et corporelle.
Ces nuits si froides que la Mort est presqu'invitante, dans notre grand lit. Ces moments de désespoirs vivants. Ces moments, où rien n'y change rien. Ces moments où on ne sourit jamais pour vrai. Ces moments où l'on sait ne pas être à la bonne place, et ne pas vivre la bonne chose. Ces moments...
Je me rappellerai toujours l'Hiver de ma jeune vie.

La Fin du Monde, en novembre. La Vox populi parla. Les mensonges jouèrent de l'harpe au son des timbres votant et d'innocents oubliés. Un pacte passé, signé, et approuvé par tous, avec Lucifer. Un suicide collectif. Bush. Le monde mourrant. La plus grande extinction depuis l'ère glaciale, épidémies jamais vues, météo dans ses règles rouges. La Fin du Monde, je ne pourrai jamais oublier la Fin du Monde, l'extinction volontaire de la race humaine.

Mais, tout est bien qui finit bien.

Tout est bien qui finit bien.

Je me berçe maintenant divinement dans les yeux de l'Ange Slave. Je dors en paix, et respire vraiment.

Le temps reprend sa place, tranquillement?! Les projets revivent et survivent à son passage, et nous entraînent durement, mais sûrement, mon cher Jimmy.

La réalité redevient réelle.

Finissons-en de 2004, le temps est à la résurrection, l'insurection.

L'insurection.

La Révolution.
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Pensée des derniers jours:

"Il faut que l'idée naisse de la vision comme l'étincelle du caillou"
-Charles-Ferdinand Ramuz

Musique: "Revolution Cry" de - Blyss ( Lifehouse )