samedi, novembre 06, 2004

The End of The Human World - Part Three - Purgatory
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J'étais assis. Je jetais symboles et signes sur le sol.

Pleurant la mort du monde devant moi, gîsant.

Riant en vain, et donnant ma main à mes amis, Enfants du Paradis.

J'Assistai au dernier souffle de souffre du Monde. Puis je mouru. Du moins, je crois.

Croix, vraiment? Je ne crois plus, je ne sais plus. Je ne peux plus croire, autant à la lumière, qu'à la force qu'y m'ouvre les yeux pour la voir. Le désespoir croît en moi.

Je sais ceci, et je saisi le vent, pour vous en faire part, tôt ou tard, mieux veut vivre le temps que jamais:
Il faisait noir. La froideur glaciale d'une brise de février asséchait ma peau. Mes cheveux me flagellait mon inhumain épiderme, je croyais porter ma couronne d'épines. Mon échine se raidissait. Je tombais, Je tombais.

Puis: J'ai touché le fond du baril, le point de non-retour.

Le choc fut terrible, j'ai senti mon crâne s'écraser contre une surface de glace, et quelques fissures se formées. Je n'eût point mal. La douleur ne m'atteint plus. La chute fut bien pire. Le Bien, en ce moment de solitude humaine terrible, serait la pire des tortures. Le Bien... une vieille illusion bouffée par des mites, me dis-je. Un vrai mythe pour s'donner des vertiges.
Pensée intacte, je songes: L'important est-ce la chute, ou l'impact?

Encore dans la brûme. Je me soulève.

Tout est gris. Rien n'est que lumière, rien n'est que noirceur. Je me tiens dans un brouillard profondément neutre. L'air frais se colle à ma peau, à mon corps, encore tout chaud. Tel un met fraîchement servi. Je suis en sueur... ou est-ce de l'eau? Peu importe, je marche.

Je marche dans la brume. Tête dans les nuages.
Je marche sans ma plume. À laQuête de pages.
Je marche dans l'écume. Arrêts de la Rage.

Devant Moi. Devant moi, un être se dessine, descendant, scandant des scandales divins. Enfin un destin décent, mon dessein descend!

Le Juge s'arrête devant moi, je m'arrête devant lui. Il n'est ni beau, ni laid. Ni grand, ni petit. Il est inodore, incandescent, innocent, ignorant, inimpressionnant. Il est, c'est tout.

Il me juge en silence.

Pourquoi? POURQUOI?
Qu'ai-je fais?


" RIEN "

L'épiphanie soudaine, lorsque Le Juge prononce ce mot.

Un RIEN nous tue. Un RIEN, à tuer le monde.
Et nous n'avons RIEN fait.
RIEN.
Je suis victime de RIEN. Je suis coupable de RIEN.

Ce n'est pas le monde qui gisaît sur le sol. C'était toi, c'était lui, c'était vous, c'était nous, c'était moi.

Et je n'ai RIEN vu.
Le monde n'est RIEN sans nous.
Je ne suis RIEN sans lui.
Sauf un ombre dans une brume sans lumière ni noirceur.

Ironique?

Je soupires, de manière méchanique:

Rien fait!...

Rien fait?
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Pensée des derniers jours:

"Heureux est celui qui n'a jamais connu le goût de la renommée ; l'avoir, c'est le purgatoire ; le désirer, c'est l'enfer."
-Lord Lytton

Musique: "We fall We fall" - de Dead Celebrity Status