dimanche, octobre 17, 2004

Olé, Olé, Olé... Olé
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L'Éternel but d'un Homme est de retrouver son chemin vers la maison.

J'effectue cette longue divine procession, par une soirée ténébreuse et glaciale, comme une pénible histoire d'amour qui a mal finie.

Et la brise enivrante du Nord fait voguer mes longs cheveux blonds selon son gré, adorable dictatrice. Ceux-ci me flagèlent le visage, tel un jour de pénitence, et malgré tout, je ressens un malain plaisir face à cette agréable douleur. Je me sens dangereusement vivant.

Mon long col roulé gris, presqu'argent, terriblement confortable, me prôtège contre cette froideur septentrionale, comme un chevalier solitaire et insignifiant, marchant, unique survivant dans un champ, après un massacre, de son air ébahi, tout joyeux malgré la violente réalité. Je maraude en cette magnifique mais pourtant si laide nuit d'Octobre.

Je retournes à la Maison.

La soirée, passée à danser, sourire et rire, boire et chanter, fut superbe. Au dela des apparences en fait. Au devant des échéances, c'est fait! C'est fait, j'ai reçu un coup à la poitrine. L'oxygène se noie volontairement dans mes humaines veines encore! Devant, une beauté innocemment sublime. Finalement un être de compétition à la grande Salvadorienne, dans mes plus profonds rêves subtils.

Un ange de grâce et de subtilité. Un soupir encore à l'état d'inspiration. Un regard qui enflamme la plus humide des forêts vierges. Un visage aux saveurs de ces tonnes de savons aux saveurs différentes, de parfums frôlant une extase orgasmique sur une peau salée, gisant sur le rebord d'un bon bain chaud. Un sourire qui dicte l'humeur du temps. Un "Merci" qui nous fait passer des mois heureux. Une voix enivrante... ahhhh je succombe.

Et pourtant, si jeune!

Je me sens... idiot, si idiot.

Mais je suis heureux dans mon idiotie. J'aimerais être encore plus idiot à me perdre dans son être céleste et divin une autre soirée.

Quel idiot que je suis!

Mais... Mais...

C'est soirées qui ne durent jamais assez longtemps!

Et je retournes, bredouille, sans rien, comme un nouveau né, largué par la cigogne dans ce monde immonde. Habillé de rien d'autre que son innocence.

Et je retournes, sans magouilles, enfin, gomme bien machouillée, après une si longue marche dans ce monde d'automne. Habillé de bien-être et d'une idiotie heureuse, non-sens!

Et je retournes vers la maison.

Et je retournes à la maison, heureux et tellement énormément content d'être Luc.

Vive l'innocence, Vive ... l'élégante innocence.

C'est bon d'être idiot... parfois.

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Pensée du jour:
"Go With The Flow"

-Hehehe, longue histoire.

Musique: "If I Aint Got You" de Alicia Keys

1 Comments:

At 10/20/2004 1:45 AM, Blogger Froide Damnation said...

Tant que l'idiotie apporte le bonheur ou autres trucs du genre, je crois que c'est bien d'être idiots...

Tant que l'idiotie fait vivre, il est très bien d'être idiots...

 

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