And My Volcano Goes "BOOM"....
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D'une manière presqu'enfantine, j'ouvre les yeux.
Petit à petit, comme si je n'voulais pas m'en sortir. Comme si j'en avais pas envie. Comme si j'préférais rester ici dans mon royaume d'amis sans vie, mon royaume tellement plus joli.
Le gris du ciel m'accueille du manière presque chaleureuse. Je souris machiavéliquement: "Aucun prétexte pour m'en vouloir de ne pas être sorti dehors aujourd'hui".
Je m'étire donc, me déhanchant à la manière de ces noirs sur la piste de danse. Je me sens "relaxe".
À peine réveillé, je sens une texture bizarre sur ma peau. Puis une odeur quelconque. Puis mes cheveux ébouriffés, à la coiffure suspecte:
"Hummm. La soirée d'hier aura été mouvementée. J'ai été "jeune et con"."
Puis, d'un geste machinal, j'étire mon énorme corps grotesque de gros "bibi", comme disait l'Ange de Sainte Foy. J'esquisse un regard endormi vers le cadran... Dix-sept heures.
"Bah" Me dis-je.
La tête encore dans ces nuages gris, et cette misérable petite pluie essayant de faire sonner le verre de ma vitre, je soupires.
J'avance lentement sur le bois franc de l'appartement à cinq pièces, vide, froid et solitaire, comme mon coeur. Le bois tout froid craque sous mes pieds, les sons en provenant étant surement les seuls compagnons m'escortant dans ce bas monde, ce matin... ce soir dis-je. Mes pieds sont terriblement glacés, et pourtant, mon coeur l'est encore plus.
Je m'assois sur mon adorablement accueillante chaise noire. De manière habituée, comme le Seigneur Noir sur son thrône, dans ses abysses aussi profond soit-ils... Ou peut-être suis-je devenu LE seigneur noir? ... Qui sait?
Je décide donc, qu'étant donné que l'appartement est glacé, sans vie, sombre, sans mouvement, et solitaire, ... exactement comme mon coeur... Pourquoi ne pas l'animé de musique, aussi rebelle soit-elle? Question d'animer ce coeur... cet appartement. Comme hier soir, bref.
Les Bassesses de Tiesto et les Rimes tristement vrai des poètes de "Mars.." résonnent alors dans les profondeurs de mon crâne.
Et encore ce soir... encore ce soir. La ville m'attend, et les copains. La piste de danse, le liquide relaxant, et les Anges de Montréal.
Malgré mon coeur vide, sans vie, J'ai cette addiction, ce besoin terriblement humain, de me sentir vivant. De frôler le corps des Anges, leur chaleur inhumaine, leur regard immortel, parfois éternel. J'ai ce besoin. Comme hier soir. Encore une fois.
Parce que je suis Jeune et Con.
De manière accoustique, je me relève de ma chaise noire, démissionnant de mon poste, question d'une nuit. Et je vais m'entourer d'un drap de chaleur illusoire dans ma douche.
Voulant me sentir vivant une autre nuit, voulant danser avec les Anges, une autre fois.
Aimant malgré tout, toujours la Vie, même si c'est pour rire sans toi.
On se réveille parfois quand il fait déja noir et,
On vit malgré le froid.
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Pensée du jour:
"J'avais pleins de choses à dire, et pour écrire j'suis bloqué, mais j'vais m'lancer tu sais..."
-Shurik'n


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