Outside
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J'suis assis, presque sans vie, dans ma chaise sombre. La noirceur de la minuscule salle dans laquelle je survis à peine, pénètre mes rétines, sans vouloir en ressortir. Elle empoisonne mon coeur, mon corps... mon esprit.
J'écoute les rudes mains, rugueuses du chanteur frôler machinalement les cordes de l'instrument. Je souris... et je pleure, je pleure.
Sa voix, si grande, élevée, tracasse mon ouïe. Elle l'a choque. Les paroles, froides comme les plus grandes tempêtes de verglas nordiques, comme ces matins d'automne ou la pluie glaciale nous réveille dans notre long lit, seul au monde, sans personne, sans chaleur: m'enivre, comme un doux parfum parvenant à nos plus-qu'humaines narine, cet instant précis avant de mourir. Un doux parfum de mort, de tristesse, de soupirs.
Et la salle paraît de plus en plus petite, le noir de plus en plus noir. Le froid devient glacial, mes pleurs deviennent rivières, et mon coeur vide devient enfer.
Et mon grand lit, froid, dans lequel je ne fait que des rêves asseptisés devient Royaume aux champs de guerres, dans lequel mes démons et mes anges s'affrontent en vain, sans fin, dans l'obscurité, dans l'obscénité, dans une dissuasive éternité.
Et inspire... soupir.
Puis-ce un jour un Ange amener la paix sur mon royaume. Puis-ce un jour un Ange amener la paix sur tout les Royaumes.
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Pensée du jour:
"On croit au sang qui coule, mais l'on doute des pleurs"
-Alfred de Musset


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