vendredi, août 06, 2004

Divine Adagio
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La musique berce mon regard, s'étalant sur l'immense Mont-Royal à ma gauche, vert comme une pomme à peine mure. Et sa grande croix s'étalant fièrement à son sommet, comme la cerise sur le sundae. C'est la dernière fois que j'aperçois ainsi, aussi fièrement la montagne de mes origines.

Et Barber faisant aller ses violons m'enchante de sa musique sereine, alors que je contemple cette vue simplement magnifique. Comme la plupart des beautés de ce monde, si simple, si magnifique.

Une autre étape de ma vie est finie, après ces trois longues années, en fait, trois extrêmement longues années. La plupart d'entre-vous sachant pertinemment que j'ai un problème avec l'emploi de mon moi-même par une autorité X.

Ce soir c'est la fin, d'un autre début, et le début d'un autre, qui sera glorieusement célébré demain, samedi 7 août.

Cette épiphanie plus que divine triomphe incontestablement sur ma raison, et je pleures, comme un enfant, devant la beauté du moment. ENFIN me dis-je! Mon esprit, mon coeur et mon corps serons libre demain!

Tout ces pleurs n'auront pas été en vain.

Demain est un autre jour, crois-je.

Et puis je soupire, de manière si joyeuse, qu'on entendrait un enfant naître sur les rebords de mes adultes joues rasées. Un poids surhumain vient de s'effacer de ma vie, sans tambours, ni trompettes, mais au bruit des pleurs joyeux s'éparpillant sur mon veston, et du clapotis des touches du clavier, alors que je le frappe, comme un pianiste et son piano, ou un poète et sa feuille. Je sais ou je suis, je sais ou j'étais, et je sais ou je vais. N'est-ce pas l'une des plus heureuses nouvelles qui soit, que d'être qui l'on veut être?

Êtes vous vraiment ou vous voudriez être?

*soupir*

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Pensée du jour:

"What we call the beginning is often the end. And to make an end is to make a beginning. The end is where we start from. "
-T.S. Elliot