jeudi, juillet 08, 2004

If you want me to stay, I'll never leave you.
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Il est deux heures du matin : La nuit ne mène à rien.

J'essai en vain d'écrire, mais je suis comme pousser par le cruel vent. Vers le noir.

Mes doigts survolent enfin la surface sale des touches de mon vieux clavier, mais les idées semblent prises dans de tristes histoires.

J'entend le doux son de ma peau contre le bouton, et le grincement du précoce plastique jauni par le temps, m'indiquant la fin de mon effort. Et pourtant...

Je ne suis pas satisfait.

Mes idées sont sombres, comme le grand Seigneur. J'attend le soleil, mais il semble être atteint d'un dangereux coma. La lune pleure, tristement, pensant à celle à la main, fendue.

Merde.

Le ciel gronde, criant, pleurant: Il se déchire, c'est l'Apocalypse. La goutte tombe.

Et elle glisse, glisse mélancoliquement. Le long de ces rivières de pleurs déja rodée par le temps, les baisers passés, et ces histoires à oubliées. Elle continue son maussade chemin malgré elle, ramassant des sentiments secrets et des émotions oubliées. Puis, comme sa divine apparition, elle disparait, et avec elle, le beau temps aussi.

Il pleut maintenant, dans mon coeur, car dans ma tête, c'est déjà la tempête.

J'sais bien, en tant qu'être vivant, que demain est un autre jour, mais ce que je sais de plus, également, et très pertinemment...

C'est que demain est une autre nuit, aussi.

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Pensée du jour:

"Sadness is but a wall between two gardens."

-Kahlil Gibran