lundi, juillet 12, 2004

And Nothing Else Matters
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Je regardes mon clavier, gisant, dans une flaque de pleurs. Inerte. Encore chaud, comme un corps récemment abattu.

Cependant ce n'est pas lui que l'on vient d'assassiner.

Mon coeur, pourtant si vivant au sein même de ma cage thoracique, est mort. Je ne sais plus quand, ou pourquoi, je sais seulement qu'il est terriblement froid, comme de la neige éternelle, comme une tempête québécoise, et ce verglas, glacant tout sur son triste passage, ce verglas, circulant veinement au plus profond de mes veines. Mon être est mort. En fait, mes pleurs sont de miniscules parcelles de grêle salée.

Et il fait si noir. Si froid.

Je n'arrives plus à dormir, je fais de l'insomnie. Je suis malade comme un lépreux. Non, comme un homme ayant la peste bubonique... voire l'ébola. Mon coeur est un cancer généralisé en phase terminale. La fin de ma vie est proche, je vois la fin des nuages à quelques pas d'ici, et le noir après. Se sentir mort et ne pas être, voîla la véritable torture. Être tellement en douleur que l'on aimerait enfin que le grand seigneur nous frappe, mais celui-ci ne viendra jamais. Car on se sait trop fort, quelles conneries!

Et ces appels que l'on attend et qu'on ne recevra jamais. Et ces amis que l'on attend, et qui ne viendront jamais.

Je me sens si seul. Si solitaire dans cette foule. Je sais depuis déja quelques temps que la vie m'a abandonnée volontairement. Mais je l'acceptes, que puis-je faire de toutes manières? J'ai du faire du mal, peu importe, le noir reste noir, malgré nos pensées, et le jour chaud avec ce soleil me défoncant le crâne. Le noir reste toujours.

Mon corps est chaud.
Mon coeur est froid, mort.
Ma raison est en phase terminale.

Me voîlà, innocemment, devant mon moniteur, à me demander si l'on peut toujours considérer Luc comme un être humain, ou un fantôme dans sa propre vie.

Dommage.

Et le noir.... le noir.

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Pensées du jour.
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"Loneliness is the most terrible poverty."

- Mother Teresa

" Love will always be the grandest curse of the Poet : It's his Beginning, it's his End, it's his Beginning."

- RedSaber

"Loneliness is not a state of mind for the weak. He would get lost into its complexity."

- RedSaber

1 Comments:

At 7/13/2004 2:14 AM, Blogger Pink Elephant said...

Ya des jours comme ça où on ne peut plus rien mettre en perspective et qu'on est sûr qu'il n'y a plus une once d'espoir.
Par contre, il faut essayer de se rappeler que malgré les tempêtes de verglas, l'été finit toujours par arriver. So keep the faith buddy!

 

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