vendredi, mai 28, 2004

Fiat Lux
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Le temps passe, je m'appuie contre le vent.
Je trépasse lentement: ma vie s'effrite vaguement
contre ces moments noirs, comme le grand seigneur,
contre cette écume noire de ces heures de douleur.

J'oublie un soupir, un regard, un clin d'oeil.
Cette rude brise entrevoyant ma rencontre du si grand écueil.
J'oublie ton rire, ton air hagard, ton corps sur le seuil
Cette douce brise au parfum de pomme, ton corps : l'accueil.

Je flâne en vain dans ces immensités abyssales
sans buts, comme un amant trompé par l'Amour
Pourquoi vivre, si je suis sans toi, chaque jours?
En vain, Ange, délivre moi de ces instincts animals!

Et la lumière apparue, ainsi que l'élue inconnue
Ce liquide rouge coulant enfin sous ma chair nue
Une flèche perdue, un soupir joyeux, pénètre ma rude carrure
Je souris, je l'aime, malgré son sang impur.

J'entrerêve tes exotiques murmures, au goût excessif
et ces baisers langoureux, et ton sourire brûlant l'Azur.
Ton innocent sourire, parfum de femme, et ta divine posture.
Un ange ainsi à ma proue: je ne crains aucun récifs.

Le temps passe, je m'éveil finalement, espérant.
Mon désespoir trépasse lentement: je cherche le vent,
contre ces moments noirs, à la vie voulant m'arracher
contre ces dames noires, s'amourachant aux péchés.

Peu importe le noir: depuis notre rencontre, le soleil c'est levé.